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19:20 16 septembre 2014 | mise à jour le: 16 septembre 2014 à 19:20 temps de lecture: 3 minutes

Un chapelain du pape François à Limoilou

HONNEUR. L’abbé Bruno Verret, originaire de Loretteville, s’est vu accorder un titre honorifique de la part du pape François. Il a été nommé chapelain de Sa Sainteté. Il est l’un des trois prêtres du Diocèse de Québec à recevoir cette reconnaissance.

«Ça me dérange. Je ne suis pas habitué à ça. L’an passé [lors de la remise du prix Fernand-Dumont par la Faculté de théologie et de sciences religieuses], j’ai été un mois à l’envers», confie-t-il. Toutefois, il constate qu’en étant sous les feux des projecteurs, il a fait davantage connaître l’organisme qu’il a fondé La Bouchée généreuse. Ce dernier précise d’ailleurs que l’honneur va également à l’organisme de Limoilou. «Depuis le prix, c’est énorme les dons en nourriture et en argent faits à La Bouchée généreuse. Ça m’a aidé à accepter un peu. C’est le bon côté de l’affaire», fait-il valoir.

Bénévole aussi à la Maison de Job à Loretteville, l’homme de foi profite de ses visites pour discuter avec les personnes démunies vivant un problème de dépendance. «Je suis dans la gang de fous qui a mis sur pied ce service complètement gratuit à ses débuts. Ça marche la folie, il faut y croire», raconte l’abbé Verret.

Retour à la vie

«C’est un autre projet de fou, mais je sens que c’est la voie», mentionne-t-il au sujet de son nouveau rêve. À 83 ans, l’abbé Bruno Verret souhaite mettre sur pied une école qui n’est pas comme les autres. Il la nomme l’école du retour à la vie destinée aux décrocheurs. Ces mois-ci, son projet a pris de la vigueur malgré les embûches rencontrées sur le chemin ces dernières années. «La Bouchée généreuse a pris en main mon idée. On veut leur redonner goût à la vie», mentionne-t-il avec fierté ajoutant qu’il obtient de plus en plus d’appuis des différents paliers.

Bruno Verret est convaincu de la nécessité d’agir à Limoilou. «Au printemps, j’ai croisé Rose Dufour de la Maison de Marthe. C’est décourageant, lance-t-il. Son organisme côtoie de plus en plus des filles de 12 à 14 ans se prostituant et plusieurs sont de Limoilou.»

Il y a cinq ans, le prêtre a ciblé l’école Stadacona sur la rue François 1er à Limoilou, inoccupée depuis les années 2000. Les années ont passé, mais l’établissement reste dans la mire du Lorettevillois d’origine. «Le projet que l’on a, c’est d’installer comme il le faut La Bouchée généreuse ainsi que Le retour à la vie», précise-t-il. Des cours de français, de mathématique, de plomberie, de menuiserie et de cuisine seraient offerts ainsi que de l’activité physique.

«Nos jeunes ici à Limoilou ne font rien parce que tout est payant», dénonce l’abbé Verret. Pour cette raison, des activités gratuites seraient proposées en fin de journée et en soirée. Il l’avoue lui-même, c’est un gros projet. Et pourquoi ne pas regrouper les organismes communautaires au quatrième étage? Ce serait son ultime souhait.

Bruno Verret en cinq temps

1956 ordonné prêtre

1970 animateur de pastorale à l’école secondaire Neufchâtel

1984 cofonde de Partage Chrétien

1985 cofonde Maison de Job

1997 fonde La Bouchée généreuse

Québec Express, membre du Groupe Québec Hebdo

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