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19:49 31 janvier 2013 | mise à jour le: 31 janvier 2013 à 19:49 temps de lecture: 2 minutes

Soirée en mémoire de Mathieu Migneault

Marie-Lou Henry, une résidente de Charlesbourg, organise le 9 février à partir de 19h une soirée-bénéfice pour le Centre de prévention du suicide de Québec (CPSQ). La jeune femme de 25 ans a perdu son conjoint le 12 février 2012. Il s’est enlevé la vie.

Les jours et les mois suivants le décès de Mathieu Migneault, Marie-Lou Henry et son entourage ont bénéficié du soutien du CPSQ afin de mieux comprendre le geste de l’homme originaire de Baie-Comeau. «L’une des phases d’un deuil dans le suicide est le questionnement, le pourquoi», explique-t-elle. Le centre de prévention a répondu à plusieurs de ses questions. Encore aujourd’hui, Marie-Lou Henry a recours aux services gratuits de l’organisme à l’occasion.

La soirée-bénéfice aura lieu dans un endroit symbolique pour le défunt, le St-Josef, situé sur le boulevard Bastien. «C’était son bar préféré», précise la jeune femme. Bon vivant, rassembleur et sensible, Mathieu Migneault vivait intensément. Ses derniers mois de vie semblent avoir été rudes. Son départ est survenu subitement. «On a tous le sentiment de culpabilité. En même temps, si on avait su», confie Marie-Lou Henry.

Le 7 avril 2012, l’entourage du défunt s’est réuni sur la Côte-Nord afin de souligner sa date d’anniversaire. Par la même occasion, une somme de 2000$ a été amassée et remise au Centre de prévention du suicide de la Côte-Nord.

Le 9 février prochain, la sœur de Mathieu, Sophie, ainsi que Marie-Lou Henry tiendront au St-Josef un encan, un tournoi de billard ainsi que la vente de consommation de type Barmaid d’un soir afin de verser les profits et les pourboires à l’organisme, le CPSQ.

La copropriétaire du bar St-Josef, Caroline Beaulieu, a sauté à pieds joints dans le projet proposé puisque personne n’est à l’abri. La prévention peut jouer un rôle majeur afin d’éviter ce type de décès. «Si je peux faire tout ce que je peux pour prévenir, je vais embarquer à 200 miles à l’heure», soutient Mme Beaulieu.

 

 

L’Actuel, membre du Groupe Québec Hebdo

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