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17:48 18 janvier 2013 | mise à jour le: 18 janvier 2013 à 17:48 temps de lecture: 3 minutes

Une voie alternative pour les itinérants judiciarisés

Comment briser le cercle vicieux des contraventions accumulées et des séjours en prison chez les itinérants et les personnes atteintes de maladie mentale? La Ville de Québec mettra en place ce printemps un tribunal adapté à la réalité de ces gens.

L’administration Labeaume investit 100 000$ dans le projet IMPAC (Intervention multisectorielle programmes d’accompagnement à la cour municipale de la Ville de Québec), auquel collaborent de nombreux organismes de Québec, tels que la Maison de Lauberivière et la Maison Dauphine. Quatre programmes seront déployés.

D’abord, diverses solutions seront proposées pour gérer les dossiers ou la dette, afin d’éviter l’emprisonnement. «On propose une prise en charge au lieu d’une sentence purement monétaire. Dans le cas où les personnes en situation d’itinérance ont accumulé des dettes importantes, on collaborera avec le YMCA, qui gère le programme de travaux compensatoires. On trouvera des travaux adaptés à leurs capacités», a expliqué Annie Gaudreault, directrice du Greffe de la cour municipale.

Prise en charge

De plus, le tribunal aura une trajectoire particulière pour les personnes aux prises avec des troubles de santé mentale, de déficience intellectuelle ou de trouble envahissant du développement (TED).

«Dès l’arrivée de la personne, elle sera prise en charge par une équipe multidisciplinaire qui va analyser la situation de vie de cette personne-là. On sera en contact avec l’Institut universitaire de santé mentale», a poursuivi Mme Gaudreault.
«Les services de la cour seront adaptés pour offrir une solution durable pour ces citoyens. On souhaite favoriser la réinsertion sociale et la mise en action. L’accompagnement fait en sorte qu’il y aura moins de condamnations et de récidives. Pour la population, la valeur ajouté, c’est la sécurité», a souligné le maire de Québec, Régis Labeaume.

Déploiement provincial

Par ailleurs, un programme québécois de traitement de la toxicomanie sous surveillance judiciaire sera aussi implanté. Il permettra d’intervenir efficacement auprès de contrevenants pour les aider à mettre fin à leur dépendance.

Enfin, le quatrième programme vise à accompagner les personnes en situation d’itinérance à la cour municipale et à les diriger vers le programme correspondant le plus à leurs besoins.

«Dans les années 1980 et 1990, on ne se préoccupait pas de la source du problème. Le projet IMPAC se penche sur les causes des délits pour y apporter des solutions durables. Je souhaite voir ce projet de justice à caractère communautaire se déployer sur tout le territoire du Québec», a déclaré le ministre de la Justice, Bertrand St-Arnaud.

Groupe Québec Hebdo.

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