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12:45 15 janvier 2021 | mise à jour le: 15 janvier 2021 à 15:12 Temps de lecture: 4 minutes

Projet d’habitation contesté à Beauport

Projet d’habitation contesté à Beauport
Le terrain avec de la machinerie. Photo Métro Média –Jean Carrier

IMMOBILIER. Le projet résidentiel George-Sand et Louis-XIV du groupe Huot est loin de faire l’unanimité auprès des résidents du coin. Pénélope Beausoleil, instigatrice d’un groupe citoyen opposé au projet et résidente du secteur, s’oppose à la nouvelle construction dans sa mouture actuelle.    

«C’est un projet de type locatif avec des maisons de trois ou quatre étages. Le problème est que cela ne s’harmonise aucunement avec le reste des résidences de notre secteur d’habitation. Les résidents ne sont aucunement intéressés à ce que les habitations du projet aient une vue plongeante sur nos cours arrière. On tient à un minimum de vie privée. Le deuxième problème est que le projet va entraîner une augmentation importante de la circulation sur la rue George-Sand, on parle ici de 600 véhicules supplémentaires. Finalement, nous avons également peur que l’initiative du Groupe Huot entraîne une diminution de la valeur de nos maisons», affirme celle qui a créé une page Facebook qui regroupe 51 membres pour suivre le développement du projet.

Le type d’habitation résidentielle sur la rue George-Sand. Photo Métro Média – Jean Carrier

Le promoteur Stéphane Huot a pris la parole le 11 novembre dernier lors d’une activité de participation publique en collaboration avec la Ville de Québec pour expliquer le projet aux résidents du secteur. «J’ai assisté à la rencontre via l’application Zoom et plusieurs citoyens ont émis des doutes. La majorité des commentaires mentionnaient qu’on ne pouvait pas avoir un projet avec des habitations de trois ou quatre étages dans un secteur résidentiel où les maisons possèdent un seul étage. Nous ne sommes pas contre toute forme de projet, on pense simplement qu’il devrait être repensé.»

Surprise

Les résidents ont été très rapides à communiquer avec le conseiller municipal Jean-François Gosselin lorsqu’ils ont vu que le promoteur commençait à défricher le terrain le 7 janvier dernier.

«J’ai immédiatement contacté l’administration pour procéder à des vérifications. Le promoteur avait un permis pour détruire les bâtiments jugés dangereux sur son terrain, mais il n’avait pas de permis pour l’abattage des arbres. À mon arrivée sur le terrain, les travaux d’abattage ont été arrêtés. Un inspecteur de la Ville s’est aussi rendu sur les lieux afin de faire respecter les conditions du permis de démolition, aucun avis d’infraction n’a été émis. Il faut mentionner qu’aucune demande de dézonage – c’est un seul étage partout actuellement – n’a encore été faite au conseil d’arrondissement, mais je me range du côté des citoyens et je n’appuierai pas le projet d’habitation à moins qu’il y ait des améliorations pour l’harmoniser avec le reste du secteur», précise le chef de l’opposition officielle de la Ville de Québec.

Le projet pourrait être encore changé

Jean-François Deschênes, directeur de projets chez Millénium Construction et responsable du futur complexe résidentiel pour Groupe Huot, explique que le projet pourrait toujours être modifié. «On est en attente du processus à la Ville. Le projet en est seulement à l’étape de la représentation», explique-t-il.

Le George-Sand n’en est qu’à ses balbutiements, mais le promoteur semblait toutefois pressé d’y envoyer une pelle mécanique. Questionné au sujet de la coupe d’arbres dont les citoyens ont été témoins, M. Deschênes parle d’une véritable «cour à scrap» à l’endroit qu’occupait auparavant Métro Excavation. «C’était un dépotoir. On a mis ça à terre et des arbres ont écopé au même moment. C’étaient des arbres très jeunes de moins de 15 ans. Ils n’auraient pas pu rester dans le projet. Tout ce qui était dans le fond du terrain a été gardé», se justifie M. Deschênes. Il indique que la Ville n’a pas mis sa compagnie à l’amende, malgré l’absence de permis, à la suite de la visite de l’inspecteur municipal. «Il va rester à faire le projet, mais au moins, le dépotoir n’est plus là».

Avec la collaboration de Perrine Gruson

Le terrain du projet. Photo Métro Média – Jean Carrier

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Commentaires 2

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  • Dufour

    Désolé de contre dire ce monsieur Deschenes mais il y a bel et bien eu des arbres mature qui ont tout simplement été arraché près des limites des terrain de la rue Louise Hervieu. Séquence vidéo prouvant les dires ont déjà été remis à qui de droit.

  • Francine Lauzé

    À mon avis, repenser le projet est la meilleure solution afin d’harmoniser le développement prévu à celui déjà existant. Je ne suis pas contre un projet de développement, et j’aimerais conserver un peu d’intimité et de tranquillité dans mon secteur