13:00 4 février 2019

Jesperi Kotkaniemi justifie son rang de sélection aux yeux de Claude Julien

Jesperi Kotkaniemi justifie son rang de sélection aux yeux de Claude Julien

MONTRÉAL — «Ampu!» C’est ce que répète Joel Armia à Jesperi Kotkaniemi quand les deux compatriotes sont sur la patinoire. Et le plus jeune des deux Finlandais semble comprendre puisqu’il semble tirer plus souvent, et avoir du succès.

Kotkaniemi a tenté un total de 17 tirs au cours des deux matchs du Canadien pendant le week-end. Même si seulement cinq de ses lancers ont atteint la cible, Kotkaniemi a accumulé les occasions de marquer et il a fait bouger les cordages dans deux rencontres consécutives pour une première fois dans sa jeune carrière dans la LNH.

Questionné après la défaite en prolongation de samedi face aux Devils du New Jersey, Armia avait admis qu’il disait souvent à Kotkaniemi de tirer au but — «ampu», lance en finnois.

«Nous voulons qu’il lance plus souvent, a admis Claude Julien en parlant de Kotkaniemi après la victoire en prolongation face aux Oilers d’Edmonton, dimanche. En début de saison, il forçait souvent le jeu. Il voulait passer, ne voulait pas avoir l’air gourmand. Je crois qu’il prend de meilleures décisions présentement.»

Face aux Oilers, Kotkaniemi a aussi été employé pendant 17:08, un nouveau sommet pour lui cette saison. Il joue depuis quelques rencontres sur la première unité d’avantage numérique et Julien l’a même envoyé dans la mêlée en prolongation face aux Devils.

«La qualité de son jeu me force à lui donner du temps de jeu, mais j’essaie quand même de ne pas l’envoyer sur la glace contre le meilleur trio adverse, a mentionné Julien. Il a besoin d’un peu plus d’expérience, mais il va éventuellement se retrouver face aux meilleurs éléments adverses. Si je veux lui donner plus de temps de jeu, je dois le placer dans des situations où je ne l’aurais pas envoyé sur la glace plus tôt dans la saison.

«Il continue à évoluer et à s’améliorer et je dois lui en donner de plus en plus sans jamais ne lui en donner trop. C’est une mince ligne à négocier.»

L’avantage numérique du Canadien a aussi repris du galon au cours du week-end. Même s’il a été 0-en-3 face aux Devils, le Canadien est passé bien près de marquer à quelques reprises. Shea Weber a ensuite fait bouger les cordages en avantage numérique face aux Oilers.

Jonathan Drouin se retrouve à la ligne bleue avec Weber à sa gauche et Kotkaniemi à sa droite. Les deux deviennent des options pour des tirs sur réception, tandis qu’Armia et Tomas Tatar rôdent autour du filet. De plus, Kotkaniemi est responsable des mises en jeu et il a présenté une efficacité de 50 pour cent au cours du week-end (5-en-10) en avantage numérique, permettant à l’unité de s’installer rapidement en territoire adverse en quelques occasions.

«(Kotkaniemi) doit avoir confiance en son lancer, avait dit le défenseur Jeff Petry après le match de samedi. Parfois, il va prendre le temps de regarder ses options de passe. Mais à partir de la position où il se retrouve en avantage numérique, il va généralement provoquer de bonnes choses en tirant au but.»

Kotkaniemi semble donc avoir franchi une autre étape dans son développement. Après 53 rencontres, le choix de premier tour du Canadien en juin dernier, troisième au total, affiche donc huit buts et 17 aides au compteur.

«Je crois que nos recruteurs ont fait un excellent boulot en dénichant ce gars-là, a déclaré Julien. Je ne crois pas que les gens s’attendaient à ce qu’il soit choisi aussi rapidement. Ça ne fait aucun doute dans mon esprit que nous l’avons repêché au bon rang. Il a des habiletés exceptionnelles. Il a le gabarit. Depuis le début de la saison, il s’est vraiment amélioré. Il est de plus en plus fort et fait le nécessaire à l’entraînement pour continuer à s’améliorer. Le talent a toujours été là, mais la vitesse à laquelle il s’habitue au hockey de la LNH est phénoménale.

«Nous arrivons à une période de la saison où des joueurs commencent parfois à être plus effacés. Lui, il se démarque de plus en plus et c’est ce qui est impressionnant présentement.»

Alexis Bélanger-Champagne, La Presse canadienne

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