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19:47 12 décembre 2018

Du gaz naturel issu du centre de biométhanisation dès 2022

Du gaz naturel issu du centre de biométhanisation dès 2022
La vue avant du futur centre. (Esquisse gracieuseté - Ville de Québec)

ORDURES. La Ville de Québec a précisé son projet de centre de biométhanisation qui sera en vigueur en 2022 sur le site de la station de traitement des eaux usées Est, près de la baie de Beauport. 

Les travaux de construction du futur centre de biométhanisation commenceront en mai 2019. L’installation traitera deux sortes de déchets, les résidus alimentaires et les boues municipales. C’est au courant de l’année 2022 que les citoyens pourront jeter leurs déchets de table et alimentaires dans un sac spécial, qui, une fois fermé, pourra être jeté dans le bac à ordures générales. Même si le type de sacs reste à choisir (compostables ou en plastique plus épais pour les odeurs, notamment), il est prévu que ceux-ci seront distribués gratuitement aux résidents.

«Les sacs [destinés au centre de biométhanisation] seront triés à l’incinérateur. Il n’y aura pas plus de camions sur la route et pas plus de collectes», explique Carl Desharnais, directeur de projet du centre.

Le centre sera situé sur l’actuel site de traitement des eaux usées, près du port de Québec. Les nouveaux équipements seront installés à la fois à l’intérieur et à l’extérieur des installations actuelles.

Coûts contrôlés

«Nous sommes en contrôle des coûts, c’est même 1% en-deçà de ce qu’on avait prévu», s’est réjoui Suzanne Verreault, membre du comité exécutif à la Ville de Québec et responsable du dossier. Le montant de la réalisation du centre sera de 124,5 M$ dont 60,2 M$ proviennent des deux paliers de gouvernement. Cette somme a été prévue au plus récent Plan triennal d’immobilisation de la Ville de Québec.

Que fait le centre de biométhanisation?

La biométhanisation est un processus de décomposition biologique contrôlé, provenant des déchets alimentaires et des boues municipales, qui générera du gaz naturel, source d’énergie, et des fertilisants. En ce qui concerne les fertilisants, la Ville évalue les possibilités qui s’offre à elle pour savoir qu’en faire. Puisque l’épandage agricole n’est pas une option pour toute l’année, d’autres options d’utilisation sont envisagées, comme par exemple la réhabilitation de sites miniers. «Mais là-dessus, on est très conservateurs, on voit ça comme une dépense», fait valoir M. Desharnais.

Taux

Avec ce projet, le taux de valorisation des matières résiduelles ciblé est de 82%. En ce moment, ce taux atteint un peu plus de 50%. Quant au taux de participation citoyenne, la cible visée est de 70%.

 

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