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21:43 22 mai 2016 | mise à jour le: 22 mai 2016 à 21:43 temps de lecture: 3 minutes

Retour dans le temps à la Citadelle de Québec

HISTOIRE. Le printemps revient sur Québec, les soldats, après un hiver passé dans leur quartier, reprennent les armes et l’entraînement, avec la venue des nouvelles recrues débarquées par bateau quelques semaines plus tôt… Du moins, c’est ce à quoi s’est prêtée la Citadelle de Québec lors d’une reconstitution historique ce week-end.

Depuis vendredi soir, l’École du soldat en Nouvelle-France accueille 70 reconstituteurs à la Citadelle de Québec venus s’imprégner de leur rôle de soldats à l’époque du 18e siècle. «Ce sont de véritables passionnés, raconte le directeur du Musée Royal 22e régiment, Dany Hamel. Tous ces gens-là ont des métiers différents dans la vie de tous les jours, et ils portent leur costume le temps d’une fin de semaine.» Les reconstituteurs viennent du Québec, mais également de l’ensemble du Nord-Est américain.

Pour ses amateurs d’histoire et de vie militaire, l’École du soldat de la Citadelle marque le début de la saison d’une véritable série de reconstitution historique. «C’est le moment où ils révisent toutes leurs manœuvres de sécurité et où ils regagnent leurs habits pour cette série d’événements», raconte M. Hamel. Plusieurs d’entre eux vont d’ailleurs se rencontrer à nouveau pour un deuxième événement dans deux semaines, cette fois-ci au New Hampshire

Les visiteurs ont pu assister le dimanche après-midi à une démonstration d’escarmouche. «Ce n’est pas une bataille précise qui aurait existé, mais plutôt une démonstration de comment ça aurait pu se passer lorsque deux parties de guerre se jaugent avec un petit quart de troupe.» En avant-midi, on a plutôt pu assister à des exercices militaires d’époque et à l’essai des armes.

L’exercice ne s’arrête pas là, les reconstituteurs ont également leur campement respectif, dans lequel ils installent leurs commodités. «Nos militaires dorment sur place dans leur tente, plusieurs dans la même tente même, raconte amusé le directeur du musée. Ils cuisinent sur le feu, toute la journée il y a des feux de camp qui roulent. Ils ont différentes activités de programmer avec des corps de garde aussi. » La reconstitution comporte autant un campement français qu’un bivouac britannique.

À l’époque de la Nouvelle-France et de la Nouvelle-Angleterre, les militaires passaient la saison froide dans leur quartier d’hiver. «Ils étaient en logement chez l’habitant, ou encore dans une caserne, rapporte Dany Hamel. Lorsque mai arrivait, c’était le moment d’intégrer les nouvelles recrues et de les entraîner. Pour les soldats, c’était de réapprendre à remarcher en rang ensemble avant les campagnes d’été.»

Depuis la fin du 17e siècle, à la Citadelle, il y a une présence militaire en continu, raconte M. Hamel. «Les français ont été les tout premiers, ensuite les britanniques et aujourd’hui, c’est le Royal 22e régiment de l’armée canadienne. C’est une tradition qui est perpétuée et c’est une fonction du lieu. Le site, bien que ce soit une forteresse en grande partie construite par les britanniques, intègrent des bâtiments militaires antérieures de l’époque française.»

Québec Hebdo

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