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17:00 11 février 2016 | mise à jour le: 11 février 2016 à 17:00 temps de lecture: 3 minutes

Vivre avec un casier judiciaire: «Une étape à la fois» pour l’ex-agente correctionnelle Valérie Fouquet

TÉMOIGNAGE. Depuis que le verdict est tombé en novembre dernier, l’ex-agente des services correctionnels du Centre de détention de Québec vit sa réinsertion sociale «une étape à la fois». Valérie Fouquet a été déclarée coupable de négligence criminelle causant des lésions corporelles pour avoir laissé un détenu se faire tabasser au Centre de détention de Québec en 2012.

Lire la suite de notre dossier sur le sujet: Quels défis pour les chercheurs d’emploi?

Valérie Fouquet s’est littéralement retrouvée de l’autre côté des barreaux. (Photo TC Media – Monica Lalancette)

Les travaux communautaires viennent de débuter pour la femme de Saint-Émile. Elle donne du temps à la maison de thérapie pour femmes Le Portail, à Saint-Augustin-de-Desmaures, où elle devra passer 240 heures.

Elle vient aussi de dénicher un nouvel emploi: préposée aux bénéficiaires dans une résidence privée. «J’étais contente qu’on me laisse ma chance.»

Elle ne cache pas avoir dû jouer franc jeu dans ses démarches auprès de son nouvel employeur: «Avant de le rencontrer, je lui ai raconté un peu ma situation […] et je lui ai dit que s’il était toujours intéressé, qu’il pouvait me recontacter.»

Pour les personnes judiciarisées, chercher de l’emploi veut souvent dire «deux fois plus de démarches», résume l’Association des services de réhabilitation sociale du Québec. [Voir texte suivant]

De l’autre côté des barreaux

Quand le verdict est tombé en novembre 2015, la femme avait déjà passé cinq mois derrière les barreaux pour des délits de conduite avec les facultés affaiblies et bris d’engagement survenus avant et après les événements au Centre de détention de Québec.

«J’ai vu l’envers de la médaille», résume-t-elle. «Ce qui m’a permis de passer à travers, c’est que je faisais un peu ma job d’aidante pour les détenus qui étaient là; je les aidais à écrire leurs lettres», raconte Valérie Fouquet. «Ce n’est pas que je voulais prendre la part pour les détenus, mais là, j’étais de l’autre bord des barreaux.»

L’univers carcéral désormais derrière elle, «il faut que je reparte à 0», commente l’ex-agente. Son nouveau travail est sa priorité. «Et c’est aussi de travailler pour ravoir la garde de ma fille. Il faut que j’y aille graduellement.»

Elle voit sa fille une fin de semaine sur deux et l’autre, elle étudie en vue de démarrer une petite entreprise. «Je repars ma vie et je fais des choses que j’aime», conclut Valérie Fouquet, qui demeurera sous probation pendant trois ans.

Québec Hebdo

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