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22:25 15 mars 2016 | mise à jour le: 15 mars 2016 à 22:25 temps de lecture: 4 minutes

Service rapide par bus: un projet qui se met lentement en place

TRANSPORT. Le projet de Service rapide par bus (SRB) franchit une étape de plus vers son implantation avec l’octroi, par le gouvernement du Québec, d’une somme de 12,5M$ destinée à la poursuite des études préalables à sa réalisation. Si les conclusions, attendues en 2018, sont favorables, le tronçon de 38km devant relier Québec et Lévis serait vraisemblablement complété d’ici 2026.

Ces études qui seront menées portent pour l’essentiel sur les aspects techniques du développement du réseau de transport collectif, sur les impacts sur l’environnement et la circulation, sur le mode de financement à privilégier, sur la structure de gouvernance à mettre en place, et sur la préparation de devis de construction.

La question de l’acceptabilité sociale entrera également en ligne de compte dans la définition du projet de SRB. Pour le maire de Québec, c’est même là un «très gros morceau» du travail à faire. «C’est compliqué une fois que tu commences les travaux, alors il faut que tu sois très proche des gens, il faut constamment les informer», a déclaré Régis Labeaume à l’occasion d’un point de presse où étaient réunis les paliers municipal et provincial.

Autant de démarches, en somme, «pour arriver finalement à livrer une étude qui nous dit combien ça coûte, c’est quoi l’échéancier, c’est quoi l’impact des coûts, c’est quoi le montage financier, et par la suite, le gouvernement prendra les décisions», a résumé le président du Conseil du trésor et ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, Sam Hamad.

Objectifs

Le bureau d’études est dès maintenant placé sous la gouverne des villes de Québec et de Lévis, lesquelles ont déjà tâté le pouls de la faisabilité du projet, annoncé l’an dernier en remplacement de celui du tramway. À l’heure actuelle, quelques têtes composent l’équipe en place, basée dans des locaux à proximité du Réseau de transport de la capitale (RTC). Au total, une quinzaine de personnes devraient s’y activer, épaulées par quelques spécialistes qu’on ira chercher par appels d’offres.

Pour les acteurs réunis autour de la table, nul doute que la réalisation du SRB saura répondre aux problèmes de congestion en offrant une alternative plus rapide que l’automobile. «On en est train de se donner une colonne vertébrale entre Lévis et Québec qui va avoir un impact encore insoupçonné au niveau du développement, notamment à la tête des ponts», estime le maire de Lévis, Gilles Lehouillier.

Des études à la réalisation

Mais à quoi s’attendre au terme des études? L’investissement de 12,5M$ est-il garant de la réalisation concrète du SRB? «Go, no go, ça dépend du financement», répond Régis Labeaume. Évalué a priori à 1,1MM$, le projet gagnerait à bénéficier des programmes d’infrastructures d’Ottawa, reconnaît le maire. Encore faut-il d’abord passer par le gouvernement du Québec, à qui reviennent les pourparlers avec le fédéral selon les projets qu’il priorise.

Le SRB en bref

– Ligne est-ouest de 30,9km qui ira du pôle D’Estimauville au pôle Desjardins, en passant sur le pont de Québec

– Ligne nord-sud de 6,9km qui ira de la station du Grand Théâtre à la station de la 41e Rue

– Capacité de 150 passagers par véhicule

Précédemment, dans ce dossier :

– Étude de faisabilité Tramway-SRB : le service rapide par bus privilégié

– Service rapide par bus: Labeaume refuse d’investir

– Des expropriations pourraient être nécessaires pour le trajet du SRB

Québec Hebdo

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