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22:26 17 mars 2016 | mise à jour le: 17 mars 2016 à 22:26 temps de lecture: 3 minutes

Budget 2016: «C’est une mauvaise blague ou quoi?»

BUDGET. Des organismes communautaires unissent leur voix pour dénoncer la reconduction des coupes pour le financement de logements sociaux dans le budget Leitao 2016-2017.

«C’est une mauvaise blague ou quoi?», réagit la porte-parole du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), Marie-José Corriveau.

«Nous sommes extrêmement déçus de constater que le gouvernement a fait la sourde oreille», renchérit la présidente de l’Association des groupes de ressources techniques du Québec (AGRTQ), Édith Cyr.

L’AGRTQ déplore qu’«en plus de maintenir la coupure de 50% dans le programme AccèsLogis, réduisant de 3000 à 1500 le nombre de logements financés, le gouvernement diminue de moitié le total des nouvelles sommes dédiées à la construction de logement et à l’aide au loyer». La semaine dernière, l’organisme lançait à Québec une campagne de publicité pour faire valoir l’urgence d’investir.

Le FRAPRU, qui a lui aussi fait une sortie pré-budget pour réclamer la poursuite et l’augmentation du financement d’AccèsLogis, pousse aujourd’hui sa déception jusqu’à se dire «scandalisé». «À ce rythme, il faudrait plus de 180 ans pour régler le problème», souligne Marie-José Corriveau, qui cite la Société canadienne d’hypothèques et de logement pour faire valoir que «270 370 ménages locataires du Québec ont des besoins impérieux de logement, ce qui les rend théoriquement admissible à un logement social».

Itinérance

Les compressions en logement social n’augurent rien de bon non plus pour le Réseau SOLIDARITÉ Itinérance du Québec (RSIQ), selon qui le nombre d’unités «ne pourra, en aucune manière, contribuer à réduire l’itinérance de manière significative».

En matière d’itinérance, tout comme pour l’insertion socioprofessionnelle des jeunes, les annonces du gouvernement «sont clairement insuffisantes», dénonce le groupe.

Le RSIQ salue tout de même les investissements en éducation, dans les centres de désintoxication et pour la mise en œuvre de la politique de prévention en santé, consentis par Québec. Le groupe croit par ailleurs que l’embauche de 40 travailleurs de rue en matière de prévention de la criminalité donnera une bouffée d’air aux organismes en travail de rue qui «connaissent présentement des jours difficiles».

Santé

En santé, le Regroupement provincial des comités des usagers (RPCU) regrette pour sa part que l’investissement soit «majoritairement dirigé vers le réseau lui-même, pas vers la population et les usagers».

Même s’il salue l’ajout de crédits de 88M$, entre autres pour le soutien à domicile, pour les personnes présentant un trouble du spectre de l’autisme et pour la prévention, le regroupement se dit déçu que Québec consente des hausses «cinq fois» plus importantes aux employés et aux professionnels du réseau.

Québec Hebdo

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