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15:00 5 novembre 2016 | mise à jour le: 5 novembre 2016 à 15:00 temps de lecture: 4 minutes

Bonne nouvelle pour les vignerons d’ici

ÉCONOMIE. Dans un peu plus d’un mois, les producteurs de vins québécois pourront vendre leurs produits dans les épiceries. Une bonne nouvelle pour les viniculteurs d’ici qui y voient une occasion d’aller chercher de nouveaux marchés.

Les producteurs de vins de la région voient d’un bon œil les nouvelles dispositions de la loi sur la vente des boissons alcoolisées. (Photo gracieuseté – Raymond Lambert)

Les plus récentes modifications au projet de loi 88 sur la vente de boissons alcoolisées ont été publiées le 26 octobre dernier dans la Gazette officielle du Québec. Elles entreront en vigueur à la mi-décembre. «C’est une bonne nouvelle. C’est quelque chose que nous attendions depuis longtemps», s’est réjoui le propriétaire du vignoble Le Nordet, Carl Bourget.

Pour des petits producteurs comme Raymond Lambert, du vignoble Clos Lambert, cela lui permettra de développer d’autres marchés. «Certaines épiceries d’un peu partout au Québec nous ont déjà approchées. Nous ferons aussi des démarches auprès d’épiceries fines.» Il faut dire qu’il ouvre seulement sur appel. Ce qui a comme conséquence de limiter ses ventes. Les nouvelles dispositions de la Loi lui permettront d’avoir un réseau de distribution plus vaste.

Même si ce dernier indique que la demande augmentera, il mentionne qu’il est déjà dans une phase de développement. Il s’attend donc à ce que sa production annuelle double. «C’est le processus normal de croissance. Ce sera intéressant de voir comment le marché va évoluer. Nous sommes prêts à investir si le besoin se fait sentir.»

De son côté, M. Bourget se dit prêt à fournir à la demande en raison des réserves qu’il a constituées au fil des ans. Il espère pouvoir vendre dans les supermarchés de la région. «L’impact sera double. Les gens d’ici vont pouvoir découvrir mes vins et ensuite ils auront peut-être envie de venir voir le lieu de production, connaître les processus de qui entrent dans la conception et l’impact du climat sur le cépage.»

Même son de cloche à l’île d’Orléans

De son côté, Louis Denault, propriétaire du Vignoble Ste-Pétronille, voit aussi d’un bon œil l’arrivée de la loi 88. «Une ouverture de marché, c’est toujours une bonne nouvelle. C’est très intéressant, je crois que ça va en aider plusieurs», affirme-t-il.

Personnellement, il ne croit pas que les choses changeront énormément au Vignoble Ste-Pétronille. «Je ne pense pas que ça va changer grand-chose pour nous, puisque nous écoulons déjà environ 85% de nos produits ici, au domaine.»

Il ajoute toutefois que si la visibilité est bonne en épicerie, certains seront certainement tentés du remplacer l’option qui arrivait jusqu’ici en deuxième, la SAQ. «Les gens vont devoir faire un choix», croit Louis Denault.

Alcools forts

Les modifications apportées leur permettront également de produire des spiritueux à même les résidus de distillation. «C’est intéressant pour nous. Nous avons fait des tests et nous sommes prêts. Avant, nous pouvions seulement composter les fonds de réservoir. C’était du pur gaspillage», a relevé Raymond Lambert.

De son côté, Carl Bourget travaille sérieusement depuis quelques années à développer des spiritueux. «Nous sommes prêts à passer à l’action. D’ici deux ans nous allons vendre des produits assez originaux.»

En plus se voir ouvrir les portes des épiceries, les producteurs auront l’opportunité d’inscrire les cépages et les millésimes sur les bouteilles.

(Avec la collaboration de Mathieu Turgeon)

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