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20:45 15 septembre 2016 | mise à jour le: 15 septembre 2016 à 20:45 temps de lecture: 3 minutes

Transport des matières dangereuses: Régis Labeaume réclame des données à jour

SÉCURITÉ. L’étude sur le transport des matières dangereuses commandée en 2014 par la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ) par se base sur des «approximations», déplore le président et maire de Québec Régis Labeaume, faute de données à jour.

(Photo Archives)

La CMQ qui l’a reçue en février a tardé jusqu’à ce jour avant de mettre le sujet à l’agenda: «On a attendu parce qu’on avait un très gros problème avec le rapport pour des raisons qui sont celles-ci: on a un problème de matière première et de données empiriques», a fait valoir Régis Labeaume.

Au fil des 125 pages du rapport, on apprend que 40 millions de tonnes de matières dangereuses sont transportées annuellement sur les réseaux de la CMQ. Ainsi, au moins 4,5M de tonnes ont circulé sur les routes en 2006 et 2007, 30,6M tonnes ont pris la voie maritime en 2011, 4,3M circulent par train et jusqu’à 60% des tonnages proviennent de la raffinerie Jean-Gaulin.

Rien cependant sur les secteurs les plus à risque. Rien non plus sur le type de matières dangereuses qui transitent en temps réel sur le territoire. «Il y a un certain manque de données récentes», abonde le consultant de CPSC, Jean-François Pelletier, auteur de l’étude. Le travail de son équipe qui devait durer un an a d’ailleurs été retardé par la difficulté de la cueillette de données. Reste que le portrait réalisé pour la Communauté métropolitaine de Québec est «réaliste», assure-t-il, en ce sens qu’il permet de savoir «ce qui circule». Le risque pour les municipalités est somme toute faible, conclut M. Pelletier

«Mal à l’aise»

Loin de critiquer le travail de la firme CPCS, Régis Labeaume a exprimé un malaise face à l’absence de données récentes et relancé la balle aux gouvernements. «On est rendu en 2016, a-t-il insisté, la population a le droit d’en savoir plus. On n’est pas obligé de savoir les quantités à la tonne précise, mais moi, je pense qu’il serait normal de savoir quotidiennement quelle sorte de matière dangereuse circule dans nos villes pour qu’à chaque jour, ceux qui sont les intervenants dans les situations de catastrophe puissent se mettre à jour».

Récemment, il en a d’ailleurs fait part aux deux ministres de Transports. Après une réponse du ministre fédéral Marc Garneau qualifiée d’«insatisfaisante», Régis Labeaume dit attendre un retour du provincial.

Entre-temps, la CMQ a dans ses plans de présenter ses plus récents systèmes de couverture des situations d’exception à la mi-octobre. Fait rassurant, les schémas de couverture des risques du genre développés par les principales municipalités de la CMQ sont «adéquats», a souligné l’auteur Jean-François Pelletier.

Recommandations

Les consultants de CPCS ont néanmoins des recommandations pour les différents intervenants concernés par le transport des matières dangereuses. «Mieux intégrer le transport de marchandises dangereuses aux processus d’aménagement du territoire», fait selon eux partie de la solution, de même qu’une «évaluation systémique des risques» et une meilleure connaissance des impacts et des mesures d’atténuation.

La CMQ a voté jeudi pour la création d’un comité chargé d’étudier ces recommandations.

Le rapport complet est disponible sur le site Internet de la Communauté métropolitaine de Québec.

Québec Hebdo

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