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20:53 22 juin 2011 | mise à jour le: 22 juin 2011 à 20:53 temps de lecture: 3 minutes

Une cour arrière florissante à Mères et monde

Jardins pour enfants, jardins de plantes, fleurs et fines herbes, mur végétal, clôture embellie de lierres… Décidément, on met le paquet pour que la cour arrière de Mères et monde soit attrayante et devienne un véritable îlot de fraîcheur.

Créé il y a trois ans, le jardin a été le point de départ aux autres éléments venus se greffer cet été. Travaillant en collaboration avec Éco-quartier, l’organisme limoulois vise à sensibiliser les mères et leurs jeunes enfants aux bienfaits de l’agriculture biologique.

«Il y avait une problématique de chaleur évidente. Ça peut monter facilement monter jusqu’à 35, 40 degrés. L’organisme qui accueille les mères de 16 à 30 ans est dans une ancienne école primaire. Installer l’air climatisé aurait coûté trop cher. Nos valeurs écologiques nous ont poussés à faire le jardin. On ajoute cette année la clôture verte, le mur végétal, les arbres et les jardins pour enfants», détaille Josée Dumont, intervenante sociale à Mères et monde.

Dominique, mère de deux enfants qui réside à Mères et monde, participe au projet depuis l’été 2009. «Je donne du temps ici, en plus de participer au jardin chez mon père. J’apprends de nouvelles méthodes, comme le carton sur le sol qui empêche de faire pousser des mauvaises herbes au travers. Je suis très contente qu’on laisse de la place aux enfants. Les oignons, c’est ma fille qui les a plantés», dit-elle fièrement.

Jardin autofertile

L’animatrice horticole Meghan Kelly veille à assurer un équilibre sain et naturel aux jardins de Mères et monde. Une série d’actions ont été posées pour atteindre cet équilibre.

«On a mis du paillis pour garder l’humidité du sol; ça demande moins d’arrosage. On a alterné aussi les plantes qui poussent dans la terre et à l’extérieur. On n’a pas mis les uns à côté des autres les radis, carottes et betteraves, puisque en les enlevant, ça aurait privé de nourriture les microorganismes», explique l’animatrice horticole.

«On a aménagé des buttes permanentes, ce qui fait qu’on n’a pas besoin de refaire le jardin chaque année. On n’a qu’à ajouter une couche de paillis. Les feuilles autour qui tombent chaque année produisent un fertilisant naturel. C’est un jardin autofertile», résume-t-elle.

Éco-quartier fête ses 10 ans

Implanté dans le milieu depuis 10 ans déjà, Éco-quartier mise cet été sur deux projets: le jardinage en bacs sur le toit de l’Arche l’Étoile, rue Saint-Vallier, et le projet vert à Mères et monde. Une belle façon de célébrer sa décennie pour l’organisme qui lutte aux îlots de chaleur en milieu urbain.

«On a reçu près de 75 000$ de l’Institut national de santé publique pour les deux projets, dans le cadre du Fonds vert du Plan d’action pour les changements climatiques 2006-2012. Les projets sont financés jusqu’en décembre 2011. J’espère qu’ils vont se poursuivre»,  souligne Rachel Vincent, chargée de projet à Éco-quartier.

Québec Express, membre du groupe de Québec Hebdo.

 

 

 

 

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