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18:13 27 avril 2018 | mise à jour le: 27 avril 2018 à 18:13 temps de lecture: 3 minutes

Maison des Petites Lucioles: un don exceptionnel d’un père

La Maison des Petites Lucioles est la seule maison de répit de la région de Québec qui offre une assistance 24/7. L’organisme pourra désormais opérer une seconde maison grâce au généreux don d’Éric Boucher qui permet l’achat d’une résidence et des travaux d’aménagement.

Éric Boucher espère inspirer d’autres personnes à contribuer au mieux-être des enfants handicapés

Photo TC Media – Jean Carrier

En raison de la déficience intellectuelle de son fils Thomas, Éric Boucher est l’un des utilisateurs de la maison. Il connaît l’importance du service donné par l’organisme. «C’est essentiel pour les familles comme la mienne. Cela permet d’avoir un peu de temps pour soi et, dans mon cas, pour mon autre fils. Thomas exige beaucoup d’attention quand il est avec nous. Trop souvent, les parents se négligent dans ce genre de situation.»

M. Boucher tenait à mentionner que le service n’est pas seulement pour le répit des parents. «Il ne fait aucun doute que mon gars s’améliore en venant ici. Il fait des progrès dans son apprentissage avec un personnel qui réussit à le stimuler. Ça aussi c’est important, il avance à son rythme!»

La maison offre le service pour les jeunes de 0 à 12 ans. Il n’existe pas de maison de répit pour les enfants de plus de 12 ans dans la région de Québec. «Comme mon fils a 10 ans, je voyais la fin arriver et je constatais qu’il y avait un grand vide pour la suite des choses»

L’entrepreneur a vu qu’il y avait un besoin à combler. Il s’est donc rapidement mis à la recherche de solutions. Il s’est entretenu avec la direction et a trouvé un terrain pour y construire la seconde résidence. Comble de bonheur, l’entrepreneur a réussi à trouver un terrain près de la première maison dans le quartier Limoilou, ce qui va permettre aux utilisateurs de garder la même routine.

«Mes affaires vont bien ce qui me permet d’avoir la capacité de faire ce don. Je laisse un héritage à mon fils parce que l’édifice va prendre le nom de la maison Thomas-Boucher. En premier lieu, je sais qu’il va en profiter, mais un bon nombre de familles aussi.»

Gratitude

Nicole Ouellet, directrice de l’organisme, se pince pour y croire. «C’est trop beau pour être vrai. Il n’y avait aucun plan pour ouvrir un deuxième établissement et ce don inespéré arrive. C’est tellement important pour les parents. Le service aide à garder le cap et un équilibre de vie.»

L’organisme doit penser à embaucher 25 personnes supplémentaires pour l’ouverture de la maison. Pour la directrice, cela demeure un heureux problème. «Je suis contente d’avoir à embaucher des employés, je ne pensais pas avoir à le faire. La seule chose que je peux espérer est que le geste de M. Boucher en inspire d’autres à faire de même. Le financement des organismes comme le nôtre est un défi quotidien.»  

Une esquisse de la maison Thomas-Boucher

Photo TC Media – Jean Carrier

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