uncategorized
20:01 25 septembre 2018 | mise à jour le: 25 septembre 2018 à 20:01 temps de lecture: 4 minutes

Un jeune homme de Limoilou prend les choses en mains

ENVIRONNEMENT. Voyant qu’encore aucun événement n’avait été organisé dans la Vieille-Capitale à un mois de la tenue du grand nettoyage planétaire (World CleanUp Day) le samedi 15 septembre dernier, Vincent Courtois, 20 ans, a décidé qu’il en serait autrement. 

Malgré l’aspect peu sanitaire des eaux, Vincent Courtois n’a pas hésité à extirper la carcasse d’un vélo de la rivière Saint-Charles.

(Photo Métro Média – Émilie Pelletier)

La journée du grand nettoyage planétaire se veut une initiative citoyenne internationale, où plus de 150 pays ont démontré leur intérêt à dépolluer collectivement la planète.

Or, cette mission, c’est celle que poursuit Vincent Courtois, au quotidien. Déplacements à vélo, repas sans plastique, voire zéro déchet font partie de ses habitudes vertes. Fréquentant le Cégep de Sainte-Foy depuis un an, il fait également partie du comité environnemental Gaïa, qui vise à modifier les habitudes de surconsommation des étudiants.

Sensible à la santé de l’environnement, celui qui habite en basse-ville se désole de voir chaque jour les comportements qu’adoptent les gens en milieu urbain. «Il faut qu’il y ait un changement de masse! On doit arrêter de s’attarder à notre petite auto et de se tourner sans cesse vers le plastique», martèle le jeune qui aspire à un centre-ville sans voitures et qui préconise les initiatives comme celles de La Récolte, une épicerie sans déchet.

Mobiliser pour sensibiliser

«Je me suis toujours dit que quand il n’y a rien de fait, on doit le faire soi-même. C’est ce que j’appelle de l’activisme positif; il s’agit d’aller plus loin sans attendre que les autres le fassent pour toi.»

Conscient de son pouvoir d’action assez limité, Vincent a choisi de rassembler la population à sa cause, pour la journée du grand nettoyage planétaire. Il a donc lancé une invitation via le réseau social Facebook. «Il n’est pas nécessaire d’être de grands écologistes. Il faut tout simplement vouloir faire une différence pour le futur des gens que vous aimez et que vous aimerez», pouvait-on y lire.

Quant à l’objectif de cette journée, il s’agissait simplement d’amasser le plus de déchets possible et de les replacer dans les poubelles de la ville, du centre-ville à Limoilou.

«Je sens qu’avec la tenue de l’événement, ça a réveillé un petit quelque chose dans la ville», soutient-il, satisfait du retentissement de sa publication. Au total, pas moins de 80 personnes ont contribué à rendre plus propre le centre-ville, qui, selon un participant, est nettement mieux entretenu que dans les années 1970-1980.

«Avant, c’était une décharge, la rivière Saint-Charles. C’est seulement dans les années 2000 qu’on a assisté à un retour aux sources», se souvient Serge Aubin, un résident de Lévis. Une maman de Cap-Rouge avait même amené avec elle sa petite fille de 4 ans, en lui disant que la planète serait contente si elle ramassait des déchets. «Ça s’est fait tout naturellement, c’est elle qui voulait venir», se réjouit-elle.  

Une problématique à tous les niveaux

Toutefois, sur place, tous s’entendaient pour dire que les enjeux environnementaux ne sont toujours pas au cœur des préoccupations politiques. Au lendemain du premier débat des chefs, Vincent semblait déçu du maigre temps de discussion alloué aux solutions proposées par les principaux partis.

«C’est à nous, citoyens, de montrer aux politiciens que c’est le moment ou jamais d’agir, lance-t-il. Parce que si on n’en parle pas davantage on va tout simplement foncer dans un mur et on ne pourra plus retourner en arrière.» Pour ce faire, il prône la création d’un organisme environnemental pour guider les gens dans l’adoption de saines habitudes de consommation.

D’autres initiatives citoyennes ont eu lieu dans la ville, notamment dans l’arrondissement Vanier-Les Rivières, puis à Sainte-Foy.

Articles similaires

Commentaires 0

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *