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20:50 5 novembre 2009 | mise à jour le: 5 novembre 2009 à 20:50 temps de lecture: 3 minutes

Québec rend hommage à Irma LeVasseur

L’œuvre d’art Hommage à Irma LeVasseur a été inaugurée ce matin en présence de descendants de la femme maintenant décédée. Située à l’intersection du chemin de la Canardière et de l’entrée du CLSC de Limoilou, la création de Myriam Van Neste rend hommage à l’important travail qu’a accompli cette femme, la première à exercer la médecine au Québec

Habituellement présentée sous forme de buste, l’œuvre d’art choisie par l’arrondissement de Limoilou a toutefois été privilégiée pour son originalité s’écartant ainsi des conventions. La sculpture constituée de bronze compte trois tiges de fougères pointant vers le ciel. Ces trois branches symbolisent la fondation des trois importants établissements de santé nés grâce à l’intervention de la grande dame. Les trois parties de l’installation se transforment au centre en colonne vertébrale. «Elle était une battante, une femme déterminée, comme la fougère lorsqu’elle perce le sol. Et la colonne représente l’évolution des enfants qu’elle avait à cœur», explique Myriam Van Neste. La sculpture, de style contemporain, constitue le premier projet d’art public confié à la jeune créatrice installée dans Limoilou depuis 2008. Le tout illustre l’héritage qu’aura laissé Mme LeVasseur à la société québécoise.

La création commémorative symbolise l’œuvre médicale de la Dre LeVasseur. Cette dernière a repoussé les limites de la pratique médicale en ouvrant la voie aux femmes dans ce domaine. Ayant été la première Québécoise francophone reconnue comme médecin, Irma LeVasseur a fondé l’hôpital Sainte-Justine et l’Hôpital-de-l’Enfant-Jésus à Québec afin d’aider les enfants malades. Touchée également par le sort des jeunes handicapés, Mme LeVasseur a mis sur pied dans le quartier Saint-Jean-Baptiste, le Centre Cardinal-Villeneuve, aujourd’hui situé sur le chemin Saint-Louis.

Nul doute, les descendants des LeVasseur étaient visiblement soulagés de constater la reconnaissance témoignée par la ville de Québec, 45 ans après son décès. En effet, la fin du parcours de la philanthrope a été assombrie lorsque ses projets ont eu raison de sa fortune. Dre LeVasseur a terminé sa vie dans la solitude et la pauvreté. «C’était important de faire survivre la fougue et la ténacité d’Irma, malgré son déclin financier, commente Sandra Shee, une parente éloignée d’Irma Levasseur. L’œuvre est extraordinaire et vivante comme elle.» Même à la fin de sa vie, la petite fille de Saint-Roch comme la surnomme l’auteure de trois romans à son sujet, Pauline Gill, s’est défendue pour que sa dignité soit respectée. Toujours aussi déterminée, Mme LeVasseur aura consacré son existence au bien-être des malades. Son œuvre a surtout été connue grâce aux écrits de Pauline Gill. Présente à l’inauguration, l’écrivaine a parlé avec passion de la vie d’Irma LeVasseur, tout en lançant dans l’air un vœu pour le futur. «J’aimerais que la ville de Québec redonne à nos enfants cet établissement, l’Hôpital-de-l’Enfant-Jésus, fondé pour eux en 1923», a commenté la romancière.

Quant à l’artiste à la tête du projet commémoratif, Myriam Van Neste a également souligné la confiance qu’accorde la Ville aux artistes émergents en leur confiant des réalisations officielles. Le programme d’art public existe depuis 20 ans à Québec.

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