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14:00 2 décembre 2017 | mise à jour le: 5 février 2019 à 14:26 temps de lecture: 3 minutes

Les ambulances pointées du doigt

SANTÉ. La Fédération des employés du préhospitalier du Québec et la CSN se mobilisent pour dénoncer le manque d’une douzaine de véhicules ambulanciers dans la région de Québec. Cet ajout, croient les syndicats, pourrait réduire le temps d’intervention qui n’aurait cessé d’augmenter au fil des ans.

Selon les syndicats, l’ajout d’ambulances permettrait de réduire le temps d’intervention.

Photo gracieuseté

Les récents décès de trois personnes, dont deux du secteur Val-Bélair et une troisième de Beauport, ont mis en relief le manque de véhicules. Le temps de réponse serait particulièrement visé dans ces décès ce qu’a toujours réfuté publiquement Gaétan Barrette, ministre de la Santé et des Services sociaux.

Du côté de la CSN, qui représente la Coopérative des techniciens ambulanciers du Québec (CTAQ), Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN), dénonce l’attitude du gouvernement qui tarde à intervenir dans ce dossier. Elle affirme que la CSN démontre le manque de véhicules ambulanciers desservant la Capitale, depuis 2003.

Daniel Chouinard, président de la Fédération des employés du préhospitalier du Québec (FPHQ), qui représente les employés de Dessercom, confirme la problématique. «On interpelle M. Barrette depuis des semaines.» Le syndicaliste a ajouté que la population régionale était en forte croissance depuis quatre ou cinq ans «et le ministère s’entête à n’a pas ajuster le nombre de véhicules», s’insurge-t-il.

Situation aggravante

Le représentant syndical de la CTAQ de Québec, Jean-François Gagné, observe une dégradation de la situation. «La dernière mise à jour du nombre de véhicules dans la région de Québec remonte à 2012 et l’on demande au gouvernement de revoir ce chiffre depuis 2014.» Selon M. Gagné, Québec dispose de 40 véhicules dont six sont gérés par la CTAQ et les autres par la FPHQ.

Questionné sur la publicisation des derniers événements par les ambulanciers, il explique que l’objectif n’est pas de rendre la situation alarmante. «En plus du délai d’intervention moyen de 17 minutes, ce qui est beaucoup trop, s’ajoute celui des établissements hospitaliers, car on ne décide même plus de l’endroit où ira l’ambulance.»
De plus, l’arrivée de patients par l’avion-ambulance monopoliserait parfois plusieurs véhicules ambulanciers de jour. Il donne également l’exemple d’un temps d’attente prolongé dans les hôpitaux. «Tant et aussi longtemps que le client est sur ma civière, j’en suis responsable. Parfois, les urgences sont si encombrées qu’il faut patienter un bon moment avant le transfert de la prise en charge du patient par l’hôpital.»

Deux poids deux mesures

Le président de la FPHQ, Daniel Chouinard, dénonce l’attitude du deux poids deux mesures du ministre Barrette. «On a versé 800 M$ en trop aux médecins il y a deux ans et ce dossier est devenu irrécupérable. Cette fois, on demande une douzaine de véhicules ambulanciers et Québec refuse de le faire.»

Le syndicaliste estime que l’ajout d’une ambulance représente un déboursé variant de 100 000$ à 200 000$, tout dépendant de l’équipement qui y est installé. À ce montant s’ajoutent 170 000$ représentant le salaire de deux paramédics.

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