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15:00 30 novembre 2017 | mise à jour le: 15 novembre 2018 à 00:08 temps de lecture: 3 minutes

Fanny Gauthier propose des breuvages pour toutes les occasions

MIXOLOGIE. La mixologue Fanny Gauthier, propriétaire de l’école de cuisine, cocktails et vins Ateliers & Saveurs, a récemment lancé son premier livre, À chaque jour son cocktail. Le livre est original et coloré, mais surtout accessible à tous. 

Fanny Gauthier a ouvert Ateliers & Saveurs à Montréal, puis est arrivée la succursale de Québec il y a cinq ans.

Photo TC Media – Marie-Pascale Fortier

Fanny Gauthier aime réaliser des créations que les gens peuvent reproduire à la maison. Cette accessibilité est d’ailleurs la raison pour laquelle elle a décidé de se lancer, avec son conjoint et leur associé, dans l’école Ateliers & Saveurs. La succursale de Québec, ouverte depuis cinq ans, se trouve sur la rue Saint-Joseph Est, au centre-ville.

Le livre comporte quelques cocktails farfelus, par exemple, qui contiennent du fromage de chèvre et des framboises, des cornichons, du saumon fumé ou encore du ketchup. On y retrouve également des cocktails qui ne contiennent pas d’alcool (mocktails) ainsi qu’une section de «cocktails de gars».

L’auteure du livre encourage les gens à utiliser ce qu’ils ont sous la main, à la maison, pour réaliser les différents cocktails. «Pas de shaker? Pas grave, tout le monde a un pot Masson. Rien ni personne ne peut nous empêcher de boire l’apéro!», lance la pétillante Fanny Gauthier.

Son parcours

Fanny Gauthier a commencé sa carrière dans la restauration, à Paris, comme serveuse. Elle était toutefois tannée d’être un tampon entre les clients mécontents et le chef.

«À Paris, les chefs, dans les années 90, ce n’étaient pas les plus tendres et les plus sympathiques», rigole-t-elle en rappelant qu’elle en a épousé un.

Un soir, un barman s’est coupé et elle a dû le remplacer derrière le bar, sans aucune expérience. Son premier cocktail: une batida de coco, un cousin du piña colada. «Un cocktail, si ce n’est pas bon, c’est de ta faute. Et si c’est bon, c’est grâce à toi. Il n’y a pas d’autre intermédiaire entre le client et toi.» C’est ce qui l’a charmée.

Ce qui l’embêtait, c’était d’utiliser des bouteilles sans savoir ce qu’elles contenaient. Elle s’est donc procuré des livres sur les spiritueux pour découvrir comment sont fabriqués les différents types d’alcool.

C’est au Buddha-Bar, à Paris, qu’elle a obtenu sa première chance comme chef barmaid, même si elle ne sortait pas d’une école hôtelière. Le Buddha-Bar, où elle a travaillé pendant sept ans, est un bar très populaire qui a ouvert ses portes en 1996 et qui propose une ambiance de temple.

«On pouvait faire jusqu’à 700, 800 cocktails par soirée….et pas juste des «rhum and coke» et des vodka-orange!», se mentionne Mme Gauthier.

À l’époque, on ne retrouvait pas beaucoup de femmes dans l’univers de la mixologie.

«C’était de s’imposer vis-à-vis un milieu très masculin, on ne va pas se le cacher. On m’a dit que j’étais la plus jeune chef Barman de France pour un bar de l’ampleur de Buddha-Bar», mentionne-t-elle.

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