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19:09 13 janvier 2012 | mise à jour le: 13 janvier 2012 à 19:09 Temps de lecture: 3 minutes

Papiers White Birch: L’espoir malgré les portes closes

Malgré la fermeture définitive de l’usine Stadacona annoncée jeudi, les syndiqués de Papiers White Birch ne baissent pas les bras. Des dizaines de travailleurs se sont massés une fois de plus, vendredi matin, devant l’usine, brandissant leurs pancartes avec des messages dénonçant la décision du président, Christopher Brant.

Pour lire la réaction du président de la Chambre de commerce et d’industrie de Québec (CCIQ), Benoît Bernier, cliquez ICI.

Rappelons que lors de la journée du vote, mercredi, où les travailleurs ont rejeté massivement (90%) l’offre finale de l’employeur, le syndicat a indiqué qu’il allait préparer une contre-proposition afin d’assurer une relance éventuelle des activités.

«J’ose croire qu’il y a de l’espoir et une reprise possible. Mais si on regarde ce qui s’est passé dans les autres papetières, le scénario est: proposition, offre refusée suivie d’une fermeture. Peter Brant n’a fait qu’accélérer les choses. La dernière offre qu’il nous a faite, il savait que ça allait être refusé, ce qui lui a permis de fermer», a commenté Serge Gaulin, qui a travaillé une trentaine d’années pour l’usine Stadacona.

Fonds de pension

Un collègue de M. Gaulin, Jean Morin, ne lui restait qu’un mois de travail avant de prendre sa retraite. «On est prêts à faire des concessions, mais on se bat pour nos fonds de pension. J’avais un sentiment d’appartenance à l’usine, mais avec ce qui est arrivé, il (Christopher Brant) l’a « tuée ». C’était la crème de la crème. Il y avait de tout ici: des tuyauteurs, des ferblantiers, des opérateurs…»

Peter Donovan, de son côté, devait travailler encore quatre avant de commencer sa retraite. M. Brant nous vole complètement. Mon fonds de pension s’envole. Je perds près de 500 000$, selon le temps que je vais vivre. Il va me rester un montant que je vais placer jusqu’à 65 ans. Je n’en aurai pas assez pour prendre ma pension», a témoigné Peter Donovan avec un trémolo dans la voix.

«Avec l’ancienne convention, j’étais à sept ans et demi de ma retraite. Ce qui m’était proposé c’était de toucher une retraite à 65 ans avec 35% de sa valeur», a renchéri Serge Gaulin.

Coopérative

André Sarrasin, un ancien dirigeant de Papiers White Birch, a évoqué l’idée de racheter l’usine Stadacona sous forme de coopérative, advenant sa faillite. Le 17 février est la date butoir à laquelle l’usine de Limoilou devra déclarer faillite ou non. Rappelons que depuis deux ans, celle-ci est placée sous la protection de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité.

«Je suis très intéressé, mais je ne connais pas d’usine de pâtes et papiers qui existe sous forme de coopérative», a commenté Peter Donovan. «C’est une belle idée qui fait son chemin, mais je n’ai rien vu de concret. L’entreprise a aussi besoin d’une certaine modernisation. Il y a beaucoup de choses qui tiennent avec de la broche», a renchéri Serge Gaulin.

Groupe Québec Hebdo.

Chronologie des événements

9 décembre 2011: Fermeture de l’usine

6 janvier 2012: Offre finale de l’employeur

11 janvier 2012: Les syndiqués rejettent l’offre à 90%

12 janvier 2012: Fermeture définitive de l’usine

 

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