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18:35 25 novembre 2015 | mise à jour le: 25 novembre 2015 à 18:35 temps de lecture: 3 minutes

Cinq points pour sur l’état du lac Saint-Charles

EAU POTABLE. Le lac Saint-Charles, source d’eau potable pour 53% de la ville de Québec, fait craindre le pire à l’Association pour la protection de l’environnement du lac Saint-Charles (APEL). Voici cinq points qui dressent un portrait rapide de la situation.

1. L’urbanisation

L’occupation du territoire dans les environs du bassin versant de la rivière Saint-Charles a contribué à l’augmentation des problèmes de la qualité de l’eau. D’une part, le territoire n’est plus capable de retenir l’eau dans le sol. Elle est donc plus rapidement déverser dans la rivière Saint-Charles, ce qui entraine des crues importantes et plus rapides. Ce ruissellement plus fort entraine la contamination, car l’eau n’est plus filtrée autant dans le sol, l’érosion augmente et le transport des nutriments et des contaminants est plus rapide.

2. Les cyanobactéries

On a noté la présence de cyanobactéries dans le Lac-Saint-Charles. Depuis 2006, on a observé, parfois jusqu’à 17 reprises, l’éclosion de ces fameuses algues bleu-vert sur le lac Saint-Charles. Lorsqu’elles sont présentes en trop grande quantité, elles peuvent devenir un risque pour la santé publique, car elles libèrent des toxines qui affectent la santé. Leur présence peut être due à une eau stagnante, ou encore à la présence de nombreux nutriments dans l’eau, comme c’est le cas ici.

3. Augmentation de la salinité

L’épandage des sels de voirie, notamment sur le nouveau tronçon de la route 175 entre Stoneham et le parc national de la Jacques-Cartier, a contribué à augmenter la salinité de l’eau du lac Saint-Charles de 75% en 4 ans. La salinité de l’eau ne se traite pas et elle augmente la conductivité de l’eau. Cette augmentation fait craindre qu’on en arrive au stade du Lac Clément, un sous bassin de la rivière Jaune. Des zones de ce lac sont si salées qu’elles perturbent l’oxygénation de l’eau, causant un vieillissement prématuré.

4. Les plantes aquatiques

Les plantes aquatiques prolifèrent dans le lac Saint-Charles, un autre indice d’un vieillissement prématuré du lac. Ces plantes prennent de l’expansion notamment à cause de la plus grande présence de nutriments dans l’eau, qui viennent entre autres des eaux usées domestiques. Les matières végétales en décomposition font craindre elles aussi à un vieillissement prématuré du lac Saint-Charles, parce qu’elles contribuent à la prolifération des algues dans le lac.

5. Vieillissement accéléré

Qu’est-ce qu’on veut dire exactement par un vieillissement accéléré du lac Saint-Charles? C’est la vitesse d’eutrophisation du lac qui inquiète les chercheurs de l’APEL, c’est-à-dire, la vitesse avec laquelle le lac gagne en nutriments. L’accroissement des nutriments profite à la prolifération des algues. Passé un certain degré, une trop grande présence d’algue et de végétaux dans le lac fait en sorte qu’on asphyxie le milieu, et qu’il n’y a plus d’oxygène de disponible pour la survie des espèces.

Québec Hebdo

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