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18:00 14 novembre 2015 | mise à jour le: 14 novembre 2015 à 18:00 temps de lecture: 3 minutes

Attentats de Paris : «Il ne faut pas se laisser faire», réagit un Français de Québec

ATTENTATS. «Il ne faut pas se laisser faire; je pense que c’est le mot. Et je sens cette détermination-là.» Au lendemain des attentats qui ont fait au moins 128 morts à Paris, Florent Hoffer, établi à Québec depuis 5 ans, se dit «de tout cœur» avec sa France natale.

En soirée vendredi, le Français Florent Hoffer était du nombre de la quinzaine de personnes qui ont spontanément convergé vers le consulat de France à Québec pour se recueillir. «J’avais besoin de le faire». (Photo TC Media – Monica Lalancette)

En soirée vendredi, il était du nombre de la quinzaine de personnes qui ont spontanément convergé vers le consulat de France à Québec pour se recueillir. «J’avais besoin de le faire, je ne pouvais pas rester dans mon appartement. On ne se connaissait pas, mais on avait besoin de le faire».

Quand il a appris que des terroristes avaient pris Paris d’assaut, Florent Hoffer a tenté de savoir si ses proches, ses amis étaient en sécurité. Avec les premiers bilans décomptant plusieurs dizaines de morts, «tout de suite, on a des images de corps… l’imagination s’emballe», témoigne-t-il.

Comme plusieurs Français établis au Québec, les médias sociaux ont été sa principale source d’information: «c’est Facebook comme moyen privilégié.» Heureusement, tous ses poches et amis ont indiqué être en sécurité. «À partir de là j’ai été soulagé…»

Solidarité

En revanche, Florent Hoffer est bien conscient que les prochains jours seront pénibles pour les Français et particulièrement pour les Parisiens. «Les gens, je pense, sont sonnés et le problème à gérer là-dedans, ce sont les rumeurs», fait-il valoir.

«Là, les gens sont un peu dans la psychose, comme en janvier en fait, [lorsque Charlie Hebdo a été la proie de terroristes]. Encore, c’est pire je pense, parce qu’en janvier, c’était symbolique, c’était un journal, mais maintenant, ils veulent juste faire des morts.»

Malgré tout, pas question pour les Français de céder à la peur, croit Florent Hoffer. «Je sens la motivation des gens à ne pas se laisser faire et ça, je pense que c’est le plus important. Parce que sinon, ils [les terroristes] ont gagné sur toute la ligne. C’est ça qu’ils cherchent.»

Réfugiés syriens

Dans la foulée de la tragédie qui secoue Paris, Florent Hoffer est d’avis qu’il faut garder en tête que «les premières victimes du terrorisme, ce sont des musulmans, comme en Syrie, où on en est à plus de 200 000 morts.» Les attentats de Paris sont celui lui une occasion de «relativiser et d’être encore plus solidaires à l’échelle mondiale».

«C’est vrai qu’on a beau se mettre à la place des réfugiés, mais là maintenant, de comprendre ce qu’ils fuient… […] Si ça, c’est leur quotidien, c’est sûr qu’on ne peut que comprendre que ces gens-là fuient pour avoir une vie meilleure – et juste pour leur survie», commente-t-il, avant de conclure «que si ça se passait tous les jours à Paris, les gens partiraient.»

Ce samedi à 15 h, les citoyens de Québec sont invités à se rassembler devant le consulat de France à Québec pour un hommage à la mémoire des victimes.

TC Media

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