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19:30 18 novembre 2015 | mise à jour le: 18 novembre 2015 à 19:30 Temps de lecture: 3 minutes

Traverser les Amériques à vélo lentement, mais sûrement

VOYAGE. Un couple de Québec a entrepris l’année dernière un long et lent voyage à vélo à travers les Amériques, bien décidé à profiter avec leur fille des paysages. Marie-Ève Paiement et Karl Baltzer sont partis d’Alaska le 3 mai 2014 avec leur petite Kayla, âgée alors d’un peu plus d’un an, et se trouvent au moment d’écrire ces lignes au Belize, en Amérique centrale. Entretien avec les deux voyageurs.

Québec Express: Comment se déroule votre voyage jusqu’à maintenant?

 

Très Bien. Nous sommes plus lents que l’on pensait, mais on a réalisé que l’on profitait plus des paysages, des rencontres que l’on fait et surtout du temps passé avec notre fille. Les gens sont très généreux envers nous.

 

QE: Quel a été votre plus beau moment?

 

Dur à dire, il y en a tellement. Pour n’en choisir qu’un seul, peut-être notre semaine passée sur la plage d’Agua Verde, en Baja California, à attendre qu’un voilier veuille bien nous prendre à son bord et nous amener une centaine de kilomètres plus loin. Kayla a joué dans le sable et s’est baigné. Au bout milieu de nulle part, nous avons rencontré plein de gens intéressants venus d’un peu partout. Nous avons passé deux jours sur les voiliers, avons vu des dauphins et avons dormi sur une plage déserte.

 

QE:Quels sont les défis que vous rencontrez pendant ce voyage?

 

Nous sommes bien chargés comparativement aux couples sans enfant qui voyagent. Les côtes abruptes du Guatemala nous ont donné beaucoup de fil à retordre. Le soir, nous sommes bien fatigués, mais Kayla ne l’est pas forcément, ce qui met parfois notre patience à rude épreuve.

 

QE: Qu’appréciez-vous le plus de votre voyage?

 

La liberté. Par exemple, de pouvoir sur un coup de tête modifier notre itinéraire, car un voyageur nous a dit qu’il y a un endroit magnifique à voir ou de rester une journée de plus, car nous nous plaisons bien. Il y a aussi la lenteur. Elle nous permet de voir et de faire plus, ça n’a pas de prix. Notre société va tellement vite, nous n’avions pas le temps de voir les petites choses de la vie qui sont en fait grandiose. Nous aimons aussi voir notre fille évoluer en temps réel et d’essayer de vivre à son rythme.

 

QE: Qu’avez-vous appris sur vous-mêmes depuis le début du voyage?

 

Que nous devons accepter ce qu’autrui nous offre avant autant de gentillesse. Les gens donnent tellement sans rien attendre en retour.

 

QE: Avez-vous un échéancier pour arriver à votre destination finale? Et cette dernière est-elle déjà fixée?

 

Au départ, nous nous étions donnés trois ans pour tout faire. Mais aujourd’hui, nous n’avons pas d’échéancier. Nous devrons sûrement rentrer au Canada pour travailler un peu et ensuite repartir pour continuer notre aventure. Nous aimerions arriver en Argentine ou au Brésil, mais qui sait où le voyage nous amènera!

Il est possible de suivre leurs aventures au http://www.enfant-a-bord.com ou sur leur page Facebook intitulée Enfant à bord. Québec Hebdo

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