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19:01 27 juin 2013 | mise à jour le: 27 juin 2013 à 19:01 Temps de lecture: 3 minutes

Nuage de poussière : «On est là pour trouver des solutions» – Mario Girard

Á l’heure des bilans, Mario Girard, président directeur général de l’Administration portuaire de Québec vient de reconnaître que, malgré une année record en transit de marchandises, 2012 avait été une année difficile avec la «crise» de la poussière du nickel.

«2012 a été une année difficile pour le port», a souligné Mario Girard, président-directeur général de l’Administration portuaire de Québec dès le début de la réunion publique annuelle du Port de Québec. «Cela a été également une année difficile pour la communauté portuaire et pour les résidents du secteur de Limoilou», a-t-il dit.

«Il y a un recours collectif qui est en cours et cela nous empêche de parler librement. Ces évènements ne rendent personne heureux et je comprends que les résidents de Limoilou soient préoccupés. On est là pour trouver des solutions», a assuré Mario Girard.

La mise en lumière des différents nuages de poussière dans l’atmosphère a toutefois accéléré la mise en place de pratiques plus performantes en matière de développement durable. «On a redoublé d’ardeur et on a laissé tomber plein d’autres projets pour se préoccuper de cette histoire de poussière et régler ce problème», a-t-il expliqué.

Des caméras de surveillance

Le Port de Québec installe un système complet de monitoring avec plus d’une dizaine de capteurs de poussière. «Il u aura des capteurs sur les secteurs de l’Anse du Foulon, de l’estuaire et de Beauport. Avec la télémétrie, les trois agents de sécurité seront alertés immédiatement lorsqu’un capteur détectera un niveau supérieur à la norme», a-t-il souligné.

Arrimage du Saint-Laurent met la touche finale à un plan de mesures de mitigation de 10 M$. La station de chloration devrait bientôt être terminée afin de pouvoir pomper l’eau directement dans le fleuve. «Tout devrait être prêt pour la deuxième semaine de juillet. La solution n’est pas encore prête et oui, ça se peut que d’ici là, il y ait encore un épisode de poussière», a-t-il convenu.

Canons à eau, lavage des camions, reconfiguration des voies d’accès sont quelques-unes des mesures qui seront mises en place. «J’ai très confiance», a assuré M. Girard.

Des inquiétudes persistent

Véronique Lalande, la citoyenne de Limoilou qui avait sonné d’alarme pollution dans l’air de son quartier, n’est pas rassurée par les annonces faites par l’Administration portuaire de Québec.

Elle a d’ailleurs interpellé M. Girard sur sa confiance en Arrimage du Saint-Laurent : «Souvent ses communiqués de presse sont des copier-coller de ceux de la compagnie Arrimage du Saint-Laurent, c’était comme s’il se dégageait. Je voulais savoir jusqu’où allait sa confiance. Je ne demandais pas nécessairement qu’il quitte son poste mais qu’il se commette en disant : «j’ai tellement confiance que la solution va apporter des résultats, je suis prêt, en bon bleuet, à mettre mon poste en jeu», mais là, il était un peu plus frileux.»

Véronique Lalande avoue qu’elle n’a plus confiance : «ma confiance est au 4e sous-sol. Je n’ai plus aucune confiance et maintenant, j’attends des résultats concrets», conclut-elle.

 

Groupe Québec Hebdo

Véronique Lalande, la citoyenne de Limoilou qui avait sonné d’alarme pollution dans l’air de son quartier, a interpellé le président directeur général de l’administration portuaire de Québec, Mario Girard.

(Photo Isabelle Le Maléfan)

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