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20:39 12 septembre 2013 | mise à jour le: 12 septembre 2013 à 20:39 temps de lecture: 2 minutes

«Le gouvernement fédéral met en péril les organismes communautaires» – Frédéric Keck

Le milieu communautaire de la région de Québec s’inquiète des informations fournies par le gouvernement fédéral au sujet du financement de la Stratégie de partenariat contre l’itinérance. Réunis en urgence cet avant-midi dans les locaux du Rendez-vous Centre-ville, les différents organismes se sont dits menacés par la nouvelle orientation axée sur le «logement d’abord».

«Ce que nous propose le gouvernement n’est pas encore très clair. Par contre, on sait qu’il veut une nouvelle approche avec la Stratégie de partenariat contre l’itinérance (Spli) orientée vers le «logement d’abord». Ce modèle s’adresse d’abord aux personnes en situation d’itinérance chronique en les plaçant dans un logement avec une équipe pluridisciplinaire pour les aider à se stabiliser», explique Frédéric Keck, coordonnateur du Regroupement pour l’aide aux itinérants et itinérantes de Québec (Raiiq).

Les organismes communautaires s’accordent à dire que de modèle de «logement d’abord» n’est pas une mauvaise modèle. Par contre, «elle met en périple notre travail», estime le coordonnateur du Raiiq. Les organismes communautaires travaillent essentiellement avec une population itinérante et à risque.

Le gouvernement affirme que 65 % des projets seront redirigés vers ce nouveau modèle de «logement d’abord», et les 35 % seront maintenus dans l’approche actuelle. «En nous coupant 65 % de notre enveloppe, le gouvernement met en péril les tissus de service et les organismes communautaires que l’on a dans la région de Québec. Si les précisions annoncées par le gouvernement sont mises en pratique, plusieurs projets seront appelés à disparaître, car seuls 800 000 $ sur les 2,3 M$ permettront de financer les projets en cours», poursuit-il.

«On ne laissera pas tomber les personnes dans le besoin», affirme Annick Papillon, députée fédérale de la circonscription de Québec.

Les organismes communautaires souhaitent pouvoir créer des projets basés sur les besoins identifiés dans la région. «Ce que l’on dit au gouvernement c’est : maintenez l’aspect généraliste de la Spli, c’est ce qui va nous permettre d’adapter les services en fonction des besoins du terrain», conclut-il.

Le Québec Express, membre du Groupe Québec Hebdo

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