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20:32 5 mai 2011 | mise à jour le: 5 mai 2011 à 20:32 temps de lecture: 3 minutes

Les agents de la paix se ressourcent à Lac-Saint-Charles

Il arrive que des policiers vivent des crises de détresse et de dépression dues aux traumatismes qu’ils subissent dans la pratique de leurs fonctions. Afin de les aider, La Vigile a mis en place, avec son nouveau partenaire, La Villa Ignatia, une maison clinique à Lac-Saint-Charles.

Cette maison permet à l’organisme de traiter les problèmes liés à la détresse suicidaire, à la dépression, au post trauma, au stress et à la violence. Comme le démontre la vidéo promotionnelle de La Vigile, réalisée par l’École nationale de police du Québec, les policiers sont habitués de contrôler les situations de crises et n’osent donc pas consulter lorsque se sont eux qui vivent une période de détresse. «Leur première difficulté, c’est d’admettre qu’il y a un problème», indique le président directeur général de La Vigile, Jacques Denis Simard.

De plus, il n’est pas possible d’envoyer les agents de la paix à l’hôpital pour des raisons de confidentialité. En fait, la plupart d’entre eux ont peur d’être jugés et ne sont donc pas à l’aise de parler à quelqu’un qui ne connaît pas la profession. Les personnes ayant eu recours aux services de La Vigile ont donc apprécié le fait que ce soit une personne du milieu qui les rencontre, car elle comprenait la pression qu’ils pouvaient vivre.

André Tremblay, qui est entré à la Villa Ignatia après deux tentatives de suicide, raconte que ses rencontres avec des psychologues et autres spécialistes une heure tous les deux à trois semaines n’étaient pas suffisantes. Par contre, il considère que son passage à la Villa a vraiment fait la différence. «À ce moment-là, ma vie a changé. Je ne suis plus le même homme, mes pensées et ma façon de vivre sont merveilleuses.»

En plus d’héberger les intervenants en situation d’urgence, La Vigile proposera aussi de nouveaux services liés à la santé mentale au cours de l’année à venir. Parmi ceux-ci, on retrouve des ateliers thématiques traitant de sujets comme le harcèlement psychologique, le traumatisme, le stress et le retour au travail après une absence prolongée.

L’organisme travaillera aussi au développement du service de consultation en santé mentale auprès des gestionnaires et des directions des organisations. La Vigile mettra aussi en place un volet de recherche pour répondre aux besoins des agents de la paix et pour évaluer les pratiques en santé mentale mises en place.

«Notre but est d’aider les travailleurs qui ont le mal de vivre. Nous voulons ouvrir nos portes à ceux qui veulent s’en sortir volontairement», affirme le directeur général de La Villa Ignatia, Ildeberg Huard. (A.B.)

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