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15:01 25 janvier 2011 | mise à jour le: 25 janvier 2011 à 15:01 temps de lecture: 3 minutes

Un peu de Sainte-Marie-Médiatrice chez le député Deltell

Le député de Chauveau, Gérard Deltell, est féru d’histoire. Particulièrement celle de son patelin, Château-d’Eau, dans le nord de Loretteville. Pour sauvegarder un peu du patrimoine de la paroisse dont l’église a fermé l’an dernier, le député a installé un banc de cette église dans son bureau de comté. «Pour moi, c’est une façon de perpétuer le patrimoine de notre région.»

Le chef de l’Action démocratique du Québec a beaucoup d’attaches pour Sainte-Marie-Médiatrice et Château-d’Eau. Il a été baptisé là, et y a fait toutes les étapes catholiques habituelles à cette époque.

Le député souligne qu’il n’y a, dans ce geste, rien de religieux. Il s’agit plutôt de sauvegarder le patrimoine de sa communauté. Les citoyens n’auront pas à se confesser à leur prochaine visite chez leur député, qu’on se le tienne pour dit!

Un grand banc de l’église Saint-Marie-Médiatrice a donc été acheté par la famille Deltell – qui a vécu plusieurs années sur le boulevard Valcartier – et sectionné, afin que chacun en ait une partie.

Gérard Deltell, aussi fondateur de la Société d’histoire de Château-d’Eau/Loretteville, croit qu’ainsi, le souvenir de l’église va se perpétuer. Il s’agit d’un clin d’oeil personnel, qui n’implique que lui. «Dans 30 ans d’ici, quand une autre personne sera député de Chauveau, je vais partir avec ça, bien entendu», de dire le chef de l’ADQ, sourire en coin.

Ses parents avaient acheté un chalet non loin de l’église, qu’ils ont agrandi au fil du temps. Gérard Deltell se souvient du coin avec nostalgie : l’école Saint-Léger, devenue l’école Château-d’Eau, ou encore le curé Talbot, un «très bon tribun».

Une douce résignation

C’est sans amertume que le député de Chauveau a vu la petite église rose du boulevard Valcartier fermer, l’an dernier. «C’est clair qu’on aurait tous souhaité que l’église survive. Maintenant, il faut regarder la réalité en face. C’était rendu très difficile à survivre. Le diocèse a pris la décision qui, malheureusement, devait être prise, soit de fermer la paroisse. On est quand même à 1,5 kilomètre de Saint-Ambroise…»

Concernant l’avenir de l’endroit, M. Deltell dit avoir «personnellement signalé au maire Labeaume qu’une des avenues qui pourrait être envisagée – qui, à mon sens, aurait de l’allure – c’est de l’habitation à faible gabarit, maximum deux étages. Il y a des belles maisons ancestrales qui sont dans le coin. Il faut préserver ce cachet-là», estime-t-il.

Une autre vocation pour le bâtiment est difficilement imaginable, puisque celui-ci aurait besoin de rénovations importantes et le réflexe de faire de ces églises désertées des centres communautaires ou artistiques n’est pas toujours le bon, croit le député.

«J’ai un attachement naturel pour [cette église], mais on comprend, en même temps, que ce n’est pas Notre-Dame-des-Victoires, dans le Petit-Champlain», se résigne-t-il.

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