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15:09 2 mai 2018 | mise à jour le: 2 mai 2018 à 15:09 temps de lecture: 3 minutes

Café en attente, un concept qui gagne en popularité

Depuis qu’il est implanté au restaurant Valentine de Duberger, le concept de Café en attente gagne toujours en popularité. Cette tradition de solidarité venue d’Italie consiste à faire un don en payant, à l’avance, un café, un sandwich ou un autre mets à une personne qui en aura éventuellement besoin.

Adrien Di Blasio veut redonner, car sa vie n’a pas toujours été facile.

Photo TC Media – Rénald Létourneau

Lorsque le nombre de 300 dons a été atteint l’an dernier, le propriétaire du restaurant croyait avoir touché une cible importante et que le phénomène s’essoufflerait! Mais pas du tout!

À ce jour, cette formule a permis d’offrir quelque 600 repas à des gens dans le besoin. Actuellement, plus d’une centaine de dons sont en banque. Le propriétaire du Valentine participant, Adrien Di Blasio, doit même parfois ralentir la cadence, en raison de la grande générosité de sa clientèle.

«J’ai moi-même traversé de grandes épreuves et on m’a aidé alors je veux redonner à mon tour», confie-t-il. Lorsque mes parents et moi sommes arrivés au Québec, j’avais 9 ans et je parlais seulement espagnol. Puis, mon père a eu un grave accident et je suis allé travailler comme plongeur dans un restaurant. J’avais 16 ans et je devais payer mon appartement. C’était difficile. Aujourd’hui, je me rappelle de tout cela et c’est pour cette raison que j’ai tout de suite embarqué dans ce projet. Je veux à mon tour aider les gens autour de moi», poursuit l’homme d’affaires.

Adrien Di Blasio, propriétaire du Valentine

Photo TC Media – Rénald Létourneau

Des histoires touchantes

Depuis la mise sur pied du concept, certaines personnes qui en ont bénéficié reviennent et remettent à leur tour de l’argent pour cette cause. Parfois, les montants versés par ces gens qui s’en sont finalement sortis peuvent aller jusqu’à 40 dollars. Une fillette qui un jour a eu recours à Un café en attente pour se nourrir est revenue quelque temps après pour remettre dix dollars.

Le concept peut être défini comme un service d’aide alimentaire hors des heures normales de bureau. Certains agents de milieu qui travaillent sur le territoire utilisent le restaurant pour y faire des rencontres avec des personnes dans le besoin.

Ces intervenants ne sont pas des travailleurs sociaux. Ils sont là pour écouter les gens qui en ont besoin et comprendre comment ils se sont retrouvés dans cette situation. Par la suite, les agents les dirigent aux bons endroits. La volonté du propriétaire d’ouvrir ses portes à des gens dans le besoin constitue une aide remarquable en lien avec la lutte à la pauvreté et l’exclusion sociale dans le quartier.

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