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19:08 25 septembre 2018 | mise à jour le: 5 février 2019 à 13:52 temps de lecture: 3 minutes

Une signature qui a marqué l’Histoire

HISTOIRE. Quelque 150 personnes, réunies à l’amphithéâtre du Bistro 1760 de Wendake, ont participé aux célébrations entourant le 258e anniversaire de la signature du traité Huron-Britannique signé à Longueuil le 5 septembre 1760. Ce traité historique a scellé les bases d’une entente de nation à nation qui est toujours valide.

Konrad Sioui a rappelé divers événements historiques depuis la signature du traité en 1760 dont les expulsions illégales de leur territoires de chasse.

(Photo Métro Média – Alain Couillard)

Cette signature revêt un caractère important puisque les démarches, pour la signature de ce traité historique, ont été entamées par les Hurons de Wendake. «On était sur les plaines d’Abraham à se battre pour l’alliance franco-indienne et à un moment donné, les Français ont perdu la guerre», de rappeler le grand chef, Konrad Sioui.

«Il y a eu un conseil ici, à Wendake, le 2 septembre 1760.» Il rappelle que le chef des Hurons de Lorette est parti le même jour, en canot sur le Saint-Laurent, vers Longueuil, où se trouvaient les plus hautes autorités britanniques, dont le général James Murray. «On a ramé à contre-courant et nous sommes arrivés à Longueuil trois jours plus tard.»

Konrad Sioui a rappelé qu’à cette époque, Wendake faisait partie de la Confédération des sept feux. Ce regroupement autochtone avait une base politique bien établie entre cinq nations autochtones soit les Hurons, les Abénaquis, les Algonquins, les Nipissingues ainsi que les Iroquois.

Accueil historique

Konrad Sioui indique que la délégation de Wendake a été reçue avec tous les honneurs. «Le traité officialisait quatre demandes : le maintien d’une relation de nation à nation, que les coutumes et les traditions soient respectées et mises en application, que leur spiritualité soit protégée et que les communautés indiennes conservent leurs relations commerciales, leur économie et leur territoire.»

Soulignant l’importance de cet événement historique, le général James Murray déclare, «Par les présentes, nous certifions que le Chef de la tribu des Hurons, étant venu à moi pour se soumettre au nom de sa nation à la Couronne britannique et faire la paix, est reçu sous ma protection lui et toute sa tribu; et dorénavant ils ne devront pas être molestés ni arrêtés par un officier ou des soldats anglais lors de leur retour à leur campement de Lorette; ils sont reçus aux mêmes conditions que les Canadiens, il leur sera permis d’exercer librement leur religion, leurs coutumes et la liberté de commerce avec les Anglais : nous recommandons aux officiers commandant les postes de les traiter gentiment.»

Le 24 mai 1990, la Cour Suprême du Canada reconnaissait unanimement que le document signé au nom du général Murray, le 5 septembre 1760, constituait un traité au sens de la loi. Ce traité a également préséance sur les lois d’applications générales provinciales.

De plus, la Cour reconnaissait que la preuve n’avait pas été faite que l’occupation du territoire du parc de la Jacques-Cartier était incompatible avec l’exercice des rites et des coutumes hurons qui leur étaient reprochés.

Territoire de chasse

Lors d’une commission parlementaire en 1825, le grand chef, Nicolas Vincent, avait décrit le territoire du Parc des Laurentides considéré comme le territoire de chasse de Wendake. De nombreux jugements 1981, 1983, 1985 condamnent les Hurons pour usage illégal d’un territoire de chasse. Plus tard, un appel à la Cour d’appel du fédéral donne raison aux Hurons annulant les accusations d’occupation illégale d’un territoire.

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