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21:28 6 août 2008 | mise à jour le: 6 août 2008 à 21:28 temps de lecture: 4 minutes

Les secrets de la Saint-Charles en bateau-mouche

Canots Légaré fête cette année ses 100 ans d’existence. Pour l’occasion, l’entreprise familiale propose une foule d’activités, dont des croisières en bateau-mouche sur la rivière Saint-Charles. Un hommage au temps où la Saint-Charles se laissait découvrir en bateau à aubes.

Un centenaire en affaires, ce n’est certes pas une chose courante, surtout lorsque les dernières années sont les plus dynamiques qu’ait jamais connues la vénérable entreprise.

Fondée en 1908 par Anna Reid, la petite cabane à canots allait devenir au fil des ans et des générations, Canots Légaré, une entreprise énergique et innovante qui fait découvrir aux amants de la nature un trésor caché de la ville de Québec.

Ils sont nombreux ceux qui empruntent régulièrement le boulevard Valcartier et passent devant Canots Légaré sans se douter que l’endroit donne accès à l’une des plus belles et des plus calmes portions de la rivière Saint-Charles. Pourtant, il suffit de traverser l’entrepôt pour découvrir une superbe oasis de nature en pleine ville.
«Cette section de la Saint-Charles, de l’usine de filtration jusqu’au lac Saint-Charles est le seul endroit qui reste canotable tout au long de l’été, qu’il y ait une sécheresse ou non», explique Jean Légaré, propriétaire de Canots Légaré. En fait, ce sont 11 kilomètres de méandres en eau calme où il est fréquent de croiser canards, visons, castors, ours et chevreuils.

L’endroit connait depuis cinq ans une popularité croissante auprès des canoteurs et kayakistes. Les sept employés de Canots Légaré n’ont pas le temps de se tourner les pouces. Formation en canot et kayak, location d’embarcation, réparation, vente et même développement et commercialisation de produits spécialisés pour les sports de pagaye font de Canots Légaré un incontournable du domaine au Québec.

Malgré cet achalandage, Jean Légaré croit qu’encore plus de gens devraient avoir accès à ce petit coin de paradis. C’est dans cet ordre d’idées que le projet d’un bateau-mouche a germé.
«Aux débuts des années 1900, il y avait un bateau à aubes qui transportait les villégiateurs sur cette partie de la Saint-Charles, raconte-t-il. Le bateau-mouche est un hommage à cette époque.»

L’embarcation, entièrement construite dans l’atelier de Canots Légaré, peut accueillir une douzaine de personnes, équipage compris. Il est possible de louer le Charleau pour des excursions l’avant-midi, l’après-midi, les 5 à 7 ou encore en soirée.
«Le Charleau emmène les passagers 5,5 km en amont. Le trajet régulier prend entre 1h30 et 2 heures, mais évidemment les clients ont le loisir de louer le bateau-mouche pour diverses activités», précise M. Légaré.

Ainsi, il est possible d’y faire des photos de mariage, d’y tenir des fêtes d’enfants, des soupers plus intimes ou des 5 à 7. «Nous avons un forfait souper qui inclut l’aller-retour jusqu’à une petite île où nous descendons pour le repas, ajoute M. Légaré. D’ailleurs, tous nos guides sont formés et peuvent, si les clients le désirent, faire découvrir l’histoire de la rivière, sa faune et sa flore.»

En fonction depuis seulement quelques semaines, le Charleau a déjà transporté de nombreux touristes de passage à l’Hôtel-Musée de Wendake.

Un souci écologique très marqué

Lorsque la rivière est à la fois notre gagne-pain et notre cour arrière, sa santé nous préoccupe au plus haut point. C’est pourquoi Jean Légaré souhaite que de plus en plus de gens se l’approprient.

«C’est drôle à dire, mais plus la rivière est fréquentée, plus elle est propre, soutient-il. Avec des aménagements adéquats, de l’information et de l’éducation, les utilisateurs deviennent responsables et sont davantage soucieux de préserver cette richesse. Plus d’utilisateurs c’est aussi plus de surveillance et moins de délinquants.»

Deux fois par année, il organise une grande corvée de nettoyage des berges avec l’aide de bénévoles. Pour l’instant, la récolte est toujours bonne. Peut-être que dans quelques années, avec davantage d’utilisateurs consciencieux, ces corvées ne seront plus nécessaires.

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