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15:46 13 février 2008 | mise à jour le: 13 février 2008 à 15:46 temps de lecture: 3 minutes

Économiser, s’entraider et partager

Depuis maintenant deux ans, un petit groupe composé en grande partie de jeunes mamans se réunit tous les premiers mardis du mois pour planifier les achats de la prochaine «épicerie» communautaire. Mais bien plus que pour économiser, les membres du Groupe d’achats de Loretteville se réunissent pour échanger, s’entraider et socialiser.

«Le groupe d’achats, c’est juste un prétexte», lance à la blague Geneviève Brien, organisatrice communautaire responsable des groupes d’achats chez Moisson Québec. Cette boutade illustre bien tout ce que le groupe d’achats est devenu au fil des semaines pour ses membres.
À la base, des personnes se regroupent pour acheter collectivement des denrées alimentaires directement des fournisseurs. En raison des intermédiaires moins nombreux et de l’achat en gros, les économies peuvent être substantielles, «jusqu’à 70% pendant l’hiver», précise la responsable du groupe Annik Leblond.
«Et les produits sont plus frais, renchérit une autre participante. Nous achetons les fruits et les légumes parfois quatre ou cinq jours avant qu’ils ne se retrouvent sur les tablettes.»

Chaque rencontre devient aussi une occasion de tisser des liens, d’échanger des trucs, des recettes. «C’est une activité très sociale, confirme Mme Leblond. Les gens reviennent parce que c’est plaisant.»

Comme le fonctionnement du groupe d’achats requiert une certaine organisation, chaque membre a une fonction. Il faut faire la planification, téléphoner aux membres, animer les rencontres, passer les commandes, tenir les comptes, diviser les portions…

Le groupe de Loretteville a la chance de pouvoir compter sur le soutien de divers organismes du secteur. Ainsi, la Maison de la famille Saint-Ambroise accueille ses activités et fournit bénévolement le service de garderie, «un besoin essentiel avec la dimension familiale du groupe», indique Mme Leblond.

Le projet Le Pont a fourni un accompagnement et un soutien technique pendant les premiers mois d’existence du groupe.

De son côté, Moisson Québec assure le contact auprès des fournisseurs et dresse les listes de prix pour les 11 groupes d’achats actifs sur le territoire de la région de Québec. «Ça rend la tâche un peu moins lourde pour les bénévoles», assure Geneviève Brien.

Du potinage qui fait des petits

Le groupe d’achats est ouvert à tous. Nul besoin de vivre une situation difficile, les seuls préalables sont le désir de faire des économies et vouloir investir un peu de son temps une fois par mois.

«C’est vraiment pour tous, insiste Mme Leblond. Mais, c’est certain qu’il y a davantage de familles et de jeunes mères qui, avec le congé de maternité, ont plus de temps pour le groupe.»

Un des rares hommes du groupe, Martin Comeau, attaché politique du député Gilles Taillon, y a trouvé un véritable réseau. «Je viens beaucoup en raison du côté social, affirme-t-il. Les valeurs environnementales, d’échange, de partage, de conciliation travail-famille me rejoignent aussi beaucoup. Pourtant au départ, je croyais que c’était réservé aux personnes en situation difficile.»
«C’est un excellent moyen de briser l’isolement des personnes seules, des mères monoparentales, ajoute Mme Leblond. Et, au travers nos potinages de bonnes femmes, d’autres bonnes idées surgissent.»

Ainsi, les membres du groupe d’achats de Loretteville sont à l’origine de trois cuisines collectives et d’un comité pour l’amélioration des parcs dans le secteur. «Notre groupe fait boule de neige» conclut Mme Leblond.

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