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21:13 12 janvier 2010 | mise à jour le: 12 janvier 2010 à 21:13 Temps de lecture: 3 minutes

Des jeunes résolus à marcher 1 km chaque jour

Les élèves de troisième année de l’école La Source, à Loretteville, sont déterminés à poursuivre l’objectif qu’ils se sont fixé en début d’année, soit de marcher 1 km par jour, chaque matin.

En compagnie de leur professeur, de la secrétaire de l’école et parfois de parents, les jeunes de 8 et 9 ans sillonnent les rues avoisinantes chaque jour pour prendre l’air et faire de l’exercice afin d’être mieux concentrés une fois en classe. Ils auront aussi appris qu’on peut retirer une grande fierté à atteindre un objectif comme celui-là.
«Quand on marche, ça nous calme», indique une jeune fille pendant sa marche. «Des fois, [durant la classe], on ne peut pas parler, mais là, ça nous permet de parler!», enchaine un autre élève à la langue déliée. Et pour cause, les bavards élèves de «Mme Julie» s’en donnent à coeur joie, de toute évidence heureux de partager leur passion avec l’auteur de ces lignes, qui a entrepris la marche.

Cette activité qui ne plaisait pas à tous, en début d’année, a su rallier les moins motivés. «Ça garde le sang froid!», ajoutera même un jeune à la blague facile. Même son de cloche pour la professeure Julie Brown, qui se retrouve, après la marche, avec 14 élèves plus calmes et plus concentrés.

En début de semaine, on avait déjà atteint 63 km. On vise environ 120 à 130 km, à la fin de l’année scolaire. Cela s’ajoute à différentes activités développées dans la classe de Mme Julie, comme une séance de rigolothérapie, où l’on prend quelques minutes chaque matin pour raconter les plus récentes blagues. Le trop-plein d’énergie et de «parlotte» sortit, on s’attaque ensuite aux cours.

La santé globale

«Nous autres, c’est la santé globale!», lance un élève pendant la marche. Le directeur André Desgagnés expliquera ensuite que pour l’école La Source, il était important de se trouver une vocation. Il y a cinq ans, le directeur a vu ce concept de «santé globale» dans des écoles de Montréal et l’a implanté dans la petite école du boulevard des Étudiants, à Loretteville.

Il s’agit de mettre de l’avant la santé sous toutes ses facettes. «On veut avoir des jeunes qui sont équilibrés», indique M. Desgagnés.

Par le sport, mais aussi par l’art, la spiritualité, le développement d’aptitudes mentales, ou l’alimentation, par exemple. Ainsi, tout est pensé selon la santé des jeunes et des professeurs. Collations santé, périodes de yoga, relaxation, initiation au ski, dégustation de fruits exotiques, journées de sports, etc.

En sixième année, tous les élèves ont un ordinateur portable. L’objectif est de contrer la cyberintimidation, entre autres, en rendant accessible et en sensibilisant les parents sur les sites de réseautage, souvent connus des jeunes, mais moins par leurs parents.

Le directeur souligne qu’ils n’ont pas fait ce virage santé afin de réduire le nombre d’élèves qui doivent prendre du Ritalin. Ça ne changera pas le fait qu’un jeune qui a un déficit d’attention continue d’en avoir un, croit André Desgagnés.

Selon Mme Julie, cette activité de marche – pour l’instant exclusive à sa classe – pourrait faire des petits, car ses 14 jeunes de troisième année font l’envie de plusieurs!

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