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21:51 15 mai 2012

En mai, pas de jus les lundis à l’école de L’Escabelle

Un projet pilote est en cours au Service de garde de l’école de L’Escabelle à Neufchâtel. Les élèves sont invités, sur une base volontaire, à laisser leur jus sucré dans le garde-manger. Dans le cadre des Lundis sans jus, l’eau, le jus de tomate et le lait sont à l’honneur pour le dîner en mai.

Mathieu Thibeaudeau et Rosalie Allard laissent leur jus préféré à la maison les lundis du mois de mai. Ils ont troqué le jus d’orange ou de petits fruits pour le lait et l’eau. Les deux enfants participent sans trop de difficulté au projet pilote santé. «Ce n’est pas difficile. C’est pour avoir moins de sucre dans le ventre», répond Mathieu questionné sur la raison pour laquelle l’idée a été instaurée.

Pendant les quatre lundis du mois de mai, Gabriel Bédard, un élève de cinquième année, est chargé d’effectuer une tournée. Il inspecte les lunchs afin de compter le nombre de participants et établir des statistiques. Supervisé par l’éducateur et responsable adjoint en service de garde, Stéphane Marie, le jeune garçon peut d’ores et déjà confirmer le succès de cette première édition. Il note une bonne participation jusqu’ici.

L’idée est née dans la tête de Stéphane Marie. Au cours des dix dernières années dans le cadre de son travail en service de garde, l’éducateur et responsable adjoint a constaté les effets néfastes du sucre sur les jeunes et la disparition peu à peu du lait ainsi que de l’eau dans les boîtes à lunch des petits. Notant les quantités importantes de sucre dans les boissons fruitées, M. Marie s’est questionné sur une possible corrélation entre les jus et le trop-plein d’énergie soudain chez les enfants.

«Ça a commencé avec les lundis sans viande. Je me suis dit pourquoi pas les lundis sans jus», explique-t-il. Afin de revaloriser le lait et l’eau, le projet les Lundis sans jus a été mis sur pied et a été entériné par le conseil d’établissement. Son souhait: sensibiliser. «Personnellement, si je touche un minimum de gens, ce sera bien ça. À ce jour, c’est un bilan positif. La plupart des classes atteignent un taux de participation de 90%.», confie M. Marie. Ce dernier espère qu’éventuellement le projet s’étende à une plus longue période.

 

L’Actuel, membre du Groupe Québec Hebdo

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