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21:13 17 mai 2012

Des loisirs pour mieux s’intégrer

Des quilles en matinée, de la natation ou du bricolage en après-midi. Voilà de quoi passer un samedi amusant pour les membres d’Apprenti-Loisirs, d’autant plus que sans l’organisme sans but lucratif, la quarantaine de participants vivant avec une déficience intellectuelle de légère à moyenne parfois accompagnée d’un handicap physique pourraient bien passer leur week-end à la maison, à se bercer devant la télé.

L’objectif premier d’Apprenti-Loisirs : assurer l’intégration sociale de personnes handicapées de 18 ans et plus par les loisirs. «On est presque un service essentiel. Si on n’était pas là, plusieurs n’auraient tout simplement rien à faire. Ceux qui sont en famille d’accueil, par exemple, sont parfois moins favorisés. À Noël, il y en a pour qui notre party est leur seule activité», commence Gilles Bouchard, vice-président de l’organisme.

Pendant l’équivalent de l’année scolaire, Apprenti-Loisirs organise des activités tous les week-ends en plus de souligner les différentes fêtes du calendrier. Des activités spéciales comme une sortie de groupe au centre commercial ou une soirée disco sont également organisées ponctuellement. L’organisme dessert surtout les secteurs de Loretteville et de L’Ancienne-Lorette, mais ne ferme la porte à personne sur le territoire de Québec.

«On veut permettre aux personnes handicapées de faire partie de la société. Par exemple, les membres d’Apprenti-Loisirs dont le handicap le permet sont nommés aides-moniteurs pour faciliter leur intégration», mentionne M. Bouchard.

À la recherche de moniteurs et de bénévoles

Centraide et différentes organisations, dont le club Rotary et les Chevaliers de Colomb de l’endroit, participent au financement de l’organisme. Pour le reste, les participants défraient une partie des coûts chaque semaine lors des activités. En fait, si l’organisme doit limiter le nombre de participants à une quarantaine, c’est parce que les moniteurs viennent à manquer, d’une part faute d’argent et d’autre part parce que le roulement est important.

«Les besoins sont là, mais on n’a pas toujours assez d’argent pour engager des moniteurs. Et puis plusieurs sont étudiants dans le domaine [de l’éducation spécialisée]. Quand ils obtiennent leur diplôme, on les perd», résume le vice-président d’Apprenti-Loisirs.

Les bénévoles ne sont pas non plus en surnombre. La plupart donnent de leur temps parce qu’ils ont eux-mêmes un enfant handicapé. C’est le cas de Gilles Bouchard. Il a décidé de s’impliquer avec l’organisme pour rendre à sa fille Marie-Claude le bonheur qu’elle lui apporte.

«Elle est souriante, elle aime la vie, mais, surtout, elle nous ramène à la base. Dans la vie, il y a des gens plus chanceux que d’autres. Et il faut donner à ceux qui ont eu moins de chance pour compenser. Il faut s’entraider. Ce sont des valeurs que ma fille m’a apprises.»

Pour en savoir plus sur Apprenti-Loisirs : http://www.apprenti-loisirs.org. L’organisme offre aussi un volet Vacances – été ado pour faciliter l’accès à des camps d’été pour les adolescents ayant un handicap intellectuel ou physique.

L’Appel, membre du Groupe Québec Hebdo

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