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21:00 13 mars 2012

Parmi les premières mécaniciennes accréditées par Harley-Davidson

Chantal Grenier ne possède pas encore sa Harley, mais compte en acquérir une un jour. D’ici là, elle passe ses journées à réparer, modifier et tester sur la route ces engins. Elle est la seule femme à travailler à l’arrière dans l’aile de la mécanique de Prémont Harley-Davidson et l’une des premières mécaniciennes accréditées par Harley-Davidson.

Sur le marché du travail depuis sept ans et diplômée du Centre de formation professionnelle (CFP) de Neufchâtel, la jeune femme adore son travail, les motos et plus précisément la marque Harley. «J’aime faire les modifications, j’aime le son», confie la résidente de Loretteville. Elle confirme d’ailleurs pouvoir identifier une Harley en écoutant le vrombissement, une vibration, paraît-il, différente des autres engins.

Parmi les tâches qu’elle affectionne, il y a les modifications. Certaines transformations peuvent nécessiter plus d’une journée de travail. Le défi est presque toujours différent selon la demande du client et l’apprentissage est continu. Il peut s’agir d’ajouter des accessoires, changer la peinture, descendre la suspension, changer les poteaux de fourche ou encore d’ajouter du chrome. Sa minutie semble être sa marque de commerce et ce qui la distingue de ses collègues.

Seule femme dans un milieu traditionnellement masculin

Œuvrer dans un milieu d’hommes ne constitue pas un obstacle pour la jeune femme. Quelques fois, quelques-uns soulignent devant les clients qu’elle est l’une des premières femmes mécaniciennes accréditées Harley-Davidson au Canada. La Gaspésienne d’origine rougit alors de la tête au pied sous les yeux moqueurs de ses confrères de travail.

Son titre fait d’ailleurs la fierté de son père Nicol. «Il dit à tout le monde que sa fille est la première accréditée», dit-elle en ricanant. D’ailleurs, la passion de son père pour les motos Harley a peut-être joué dans la balance. «Il a toujours eu des motos Harley. J’embarquais en arrière et on faisait des voyages. Je le regardais prendre soin de sa moto, la frotter», conclut la mécanicienne.

L’Actuel, membre du Groupe Québec Hebdo

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