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17:05 12 avril 2012

L’œil brillant et pétillant de Claire Désy qui se veut contagieux

«Elle met de la vie dans l’école», lance Sarah Gendron. L’élève de l’école secondaire de Neufchâtel explique que l’«énergique» technicienne en loisirs, Claire Désy, l’a motivé à s’impliquer dès les premières années de son entrée au secondaire. Aujourd’hui, la jeune femme occupe le poste de première ministre au Parlement étudiant.

Claire Désy a le N de Neufchâtel tatoué sur le cœur. Depuis 32 ans, sa passion se veut contagieuse. «Je suis celle qui aime développer les jeunes le plus possible», explique-t-elle. Comment? Elle enfile plusieurs chapeaux, parfois celui de conseillère, d’éducateur, d’animatrice et d’équipière dans les projets.

«Mon rôle, c’est de les stimuler. De les crinquer. Ça, c’est mon boulot, leur donner le plaisir de donner aux autres», ajoute la technicienne en loisirs. Son souhait: être un modèle d’adulte signifiant pendant les cinq années d’études à l’établissement neufchâtelois. L’adolescence est une période d’évolution. En cinq ans, le jeune change, grandit, apprend à se connaître.

À chaque début d’année scolaire, la technicienne en loisirs se met au défi de découvrir la perle rare, c’est-à-dire le jeune qui en se transformant deviendra le motivateur des autres. Comme un 6e sens, elle tente de démystifier, dès leur entrée au secondaire, le potentiel des uns et des autres pour certaines activités. À travers l’animation scolaire, de la confiance, de l’assurance et de la fierté prennent racine et les élèves âgés de 12 à 17 ans s’émancipent.

Puis, les projets et les années passent. Vêtus de leur tenue de bal de finissant, ils quittent l’école secondaire vers le monde des adultes laissant la place à une nouvelle cohorte provenant des écoles primaires. Plusieurs d’entre eux partent avec un bagage social et artistique acquis en compagnie de l’équipe des loisirs.

La cloche sonne. C’est la pause. L’entrevue est suspendue quelques minutes. Les jeunes investissent le local. Une jeune fille lui demande d’être répondante pour le concours Forces Avenir. «Moi j’aime ça quand ça bouge», continue Mme Désy. Chaque journée est différente et il n’y a pas de non-dits. Avec les plus vieux, elle va proposer des projets plus concrets osant plus les pousser. «Je suis une maman, mais qui pousse les enfants en bas du nid, en quatrième ou cinquième secondaires, afin qu’ils se prennent en main», complète-t-elle. Avec les années et l’expérience, elle a su garder une bonne distance pour rester une bonne éducatrice.

L’adolescent d’aujourd’hui est différent de celui d’il y a 20 ans, selon Mme Désy. «Ils sont moins responsables et ne terminent pas les choses, mais ils s’expriment beaucoup mieux. Ils sont mieux outillés pour faire leurs démarches», observe celle qui adore travailler avec les jeunes. Elle donne en exemple les activités où ils doivent prendre la parole en public.

Après une trentaine d’années de travail assidu à l’école secondaire de Neufchâtel, Claire Désy prépare tranquillement son retrait de la vie scolaire. Elle est en fin de carrière comme elle le dit, mais elle a la tête remplie d’idées pour d’autres projets. Ça n’arrête jamais pour la résidente de Neufchâtel.

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