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21:30 13 juin 2012

Lise G. Laverdière: une femme d’action et de conviction

Lise G. Laverdière (C.M.) n’a pas la langue dans sa poche. Des histoires humaines d’entraide, elle en a plusieurs dans son sac. Elle cumule aussi les distinctions. Son baluchon comprend notamment un Certificat de mérite civique canadien et l’Ordre du Canada. La Médaille de l’Assemblée nationale est venue s’ajouter au lot récemment. Le député de Vanier, Patrick Huot, a ainsi souligné le travail accompli au cours des 50 ans d’implication. Il ne manque plus que la Médaille du jubilé de diamant de la reine Elisabeth II.

La défense des droits des personnes handicapées, des femmes et des familles guide ses choix depuis qu’elle est jeune. À l’âge de 16 ans, son premier emploi consistait à guider les personnes non voyantes. L’arrivée des chiens-guides lui a fait perdre son travail, s’amuse-t-elle à dire. Mme Laverdière a par la suite rencontré l’homme de sa vie. Le couple a eu une petite fille. À l’entrée à l’école de la jeune Nancy, la mère de famille, inquiète de la présence d’un rôdeur dans le secteur, a implanté le projet Parents-Secours. «Ça nous avait permis d’arrêter le rôdeur», se souvient la femme d’action.

Puis, la dystrophie musculaire est entrée dans la vie de son conjoint Alain Laverdière. Le couple fonde alors Adaptavie. L’organisme propose des activités physiques et sportives adaptées aux personnes ayant une déficience physique ou intellectuelle. Atteinte de paralysie cérébrale, Mme Laverdière s’est aussi impliquée au niveau d’organismes spécialisés pour les gens vivant avec divers troubles du système nerveux. La résidente de Duberger a aussi occupé de nombreux rôles à l’Association québécoise de l’épilepsie, au Regroupement des organismes de personnes handicapées de la région 03 et Épilepsie Section Québec.

«J’ai de belles réussites. J’ai manqué mon coup des fois, mais j’ai de belles réussites», note la bénévole reconnaissant être déterminée. Le film Elles dansent avec la vie constitue une des réalisations dont elle est bien fière. La vidéo produite par Épilepsie section de Québec a remporté le prix d’Or au Festival international du film de Dublin en Irlande en 1997. L’œuvre, destinée particulièrement aux femmes, pose un regard sur les impacts de l’épilepsie, de la puberté jusqu’à la ménopause.

«Tout ce temps-là, je n’ai pas eu l’impression de faire du bénévolat», explique la femme énergique. Encore aujourd’hui, elle est impliquée dans des comités. «J’en ai laissé beaucoup. La maladie évolue, le gars [son mari] régresse. La maladie, évoluer et régresser, ce sont tous des mots que je déteste», laisse-t-elle tomber. Sa douce moitié a redessiné leur résidence afin de la rendre fonctionnelle maintenant que la maladie limite ses déplacements.

Pour la femme de conviction, il existe encore beaucoup trop de choses qu’elle ne saisit pas. «Par exemple, l’intégration des personnes handicapées, c’est un mot que je n’ai pas encore compris. Moi, c’est l’inclusion parce qu’il faut qu’elle le veuille», précisse-t-elle. Nul doute, Mme Laverdière est une batailleuse et une contestataire. Peut-être est-ce le sang irlandais qui coule dans ses veines? Quoi qu’il en soit, beaucoup de luttes demeurent. Celles-ci l’occuperont pour de nombreuses années.

 Précision

Dans l’article <@Ri>Lise G. Laverdière: une femme d’action et de conviction<@$p> paru dans l’édition du 3 août de L’Actuel, il est mentionné que Lise G. Laverdière a implanté le groupe Parents-Secours à Duberger. Précisons que le travail a été fait par un comité de parents comprenant plusieurs personnes.

L’Actuel, membre du Groupe Québec Hebdo

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