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13:16 31 mars 2015

Pâques: chocolat ou lapin?

CADEAU. En 2013, le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) a lancé un appel à la population afin de mener une conscientisation aux achats irréfléchis d’animaux de compagnie à Pâques. «Chaque année, plusieurs refuges, comme ceux des sociétés de protection des animaux (SPA), recueillent de nombreux animaux, particulièrement des poussins, des canetons et des lapereaux, que leurs propriétaires ont abandonnés après les avoir reçus en cadeau», est-il écrit dans le communiqué. Qu’en est-il de nos jours dans la Capitale-Nationale? L’Actuel est allé vérifier dans les refuges du territoire pour connaître l’état de la situation.

À Pâques, mieux vaut offrir du chocolat qu’un lapin en cadeau. Il s’agit d’un message vu par plus de 149 000 personnes abonnées à la page Adoption Lapins sans abris sur Facebook. Le refuge poursuit année après année sa mission d’accueillir des lapounets et trouver des familles d’adoption. La fondatrice Nancy Lachance note toutefois que les Québécois sont davantage sensibilisés au fait que le lapin est une responsabilité quotidienne pendant huit à dix ans.

«De plus en plus, les gens ont renoncé aux lapins dans la période de Pâques. […] Ça me fait penser aux poussins. Il y a 30 ans, les gens en achetaient pour Pâques. Maintenant avec la sensibilisation, on ne voit plus cela», explique la résidente de Lebourgneuf. Ainsi ces dernières années, le phénomène est moins notable.

Au refuge Adoption Lapins sans abris, l’abandon de cette boule de poil à longues dents se ferait sentir normalement aux alentours de décembre lorsque la bête, donnée en avril, a maintenant six à huit mois. «Je ne vois pas les conséquences des lapins de Pâques», confirme-t-elle ajoutant que la plupart de ces mammifères lagomorphes sont délaissés à l’été, l’automne et à la période des fêtes.

Même situation à la Société protectrice des animaux

Le directeur général de la Société protectrice des animaux (SPA) de Québec, Denis Pelletier, est du même avis. «On ne voit pas des quantités énormes [d’abandon après Pâques]», explique-t-il. Alors qu’il y a dix ans, les registres dénombrent une trentaine de lapins accueillis, ils n’étaient qu’une dizaine d’avril à mai en 2014. Cependant, certaines mesures sont mises en place par la SPA afin d’éviter de donner l’idée du présent aux parents. «À l’approche de Pâques, on ne met pas de lapins à notre section d’adoption», conclut-il. Vérification faite aussi du côté du refuge Les Fidèles Moustachus à Loretteville, les lapins n’y sont pas en grand nombre au printemps.

Lire aussi: Y songer avant d’offrir poussins, canetons et lapereaux à Pâques

Au royaume des «lapounets» 

L’Actuel, membre du Groupe Québec Hebdo

Isabelle Chabot


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