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14:22 25 janvier 2015

Un club de motoneiges: à quoi ça sert?

HAUTE-SAINT-CHARLES. L’arrondissement de La Haute-Saint-Charles est traversé par deux importants sentiers de motoneiges. Wendake a d’ailleurs décidé l’an dernier d’ouvrir un relais afin de profiter de la manne de motoneigistes locaux, provinciaux et internationaux de passage dans la région. Qui est responsable de ces routes secondaires accueillant les véhicules hivernaux? Qu’en est-il de l’entretien, de la patrouille et qui décide de l’emplacement de ces artères ?

«La première utilité du club est de rendre les sentiers de motoneiges légaux et sécuritaires», répond le président du Club de motoneige le Petit sentier de Saint-Émile, Éric Von Kleinsorgen. La présence des deux routes sur le territoire de La Haute-Saint-Charles, soit Trans-Québec 3 et 304, est sous la responsabilité de l’organisation.

Chacun des sentiers est constitué de terrains privés appartenant à des propriétaires diverses. Tous les ans, les bénévoles du club rencontrent chacun d’entre eux afin d’entamer des discussions en vue de l’obtention d’une autorisation de circuler. Une tâche fastidieuse, longue et complexe puisque d’une année à l’autre, les routes doivent être modifiées pour contourner les zones où le droit de passage n’a pas été accordé.

Par exemple au moment d’écrire ces lignes, le sentier 304 n’a pas d’issue à la hauteur du chemin de la Sagamité. Des négociations sont toujours en cours afin de détourner le tracé de 2014 pour l’éloigner des chalets du lac McKenzie. «Le dossier est toujours en développement et les chances que le sentier ouvre d’ici la fin janvier sont excellentes», raconte le directeur des communications et de la publicité, Mathieu Laplante-Bélanger. Cette année, les sentiers ont été ouverts le 4 janvier. Après une période des Fêtes dans l’attente, les bénévoles ont pu enfin baliser les deux routes.

Des sentiers modifiés chaque année

«Jusqu’aux années 1980, le club avait près de 140 km de sentiers et là, nous en avons 27 km», explique Éric Von Kleinsorgen. La principale raison de ce changement est la construction résidentielle massive dans la région de Québec. «Ce qui nous sauve, c’est l’emprise électrique», mentionne-t-il. Ainsi, les motoneigistes ont la chance de pouvoir circuler sur ces parcelles.

Patrouille et intervention d’urgence

Le second défi du club de motoneiges est la sécurité. Les bénévoles suivent des formations de premiers soins et des patrouilleurs sont en action pendant la saison de motoneiges. Ils peuvent effectuer de la prévention, venir en aide aux autorités pour des sauvetages, renseigner les motoneigistes et appliquer la loi sur les véhicules hors route. Les adeptes de ce sport motorisés d’hiver risquent une amende salée s’ils circulent sans droit d’accès de la Fédération des clubs de motoneiges du Québec.

Dans les zones urbaines, une limite de 30 km/h est imposée. Le Petit sentier de Saint-Émile est l’un des seuls clubs de sentiers urbains. Il a trois traîneaux d’évacuation sur le territoire. L’une des problématiques rencontrées est la circulation hors sentier causant souvent du tort à long terme. «Ça nuit au club pour la négociation des droits d’accès», explique Mathieu Laplante-Bélanger.

Le club le Petit sentier de Saint-Émile mène de front un projet majeur cette année. L’organisation est en discussion avec la Ville de Québec, Wendake et le gouvernement du Québec pour l’installation d’un pont permanent au-dessus de la rivière Saint-Charles. Le projet implique des investissements s’élevant jusqu’à près de 500 000$. Présentement, une structure suspendue est aménagée annuellement par des bénévoles à l’aube de l’ouverture des routes dédiées aux motoneigistes.

Le Petit sentier de Saint-Émile en bref

Près de 550 membres

Organisation créée en 1973

Trans-Québec 3

Route 304

Pour infos: http://www.lepetitsentier.org/Accueil.sentier.htm

L’Actuel, membre du Groupe Québec Hebdo

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