Soccer
15:47 19 octobre 2018

Expérience enrichissante pour deux athlètes de la région

SOCCER. Lors du championnat du monde de soccer à 6 qui était présenté à Lisbonne au Portugal, 10 des 13 joueurs de la formation canadienne provenaient de la région de Québec. Paul-André Vallée et Louis-Pierre Trudelle étaient du nombre et racontent le parcours de cette formation qui a étonné la planète soccer.   

C’était la première édition de ce championnat du monde de soccer à 6, le stade était situé à la place du commerce, en plein cœur de la ville de Lisbonne.

(Photo gracieuseté – Catherine Oksana Desjardins)

Le soccer à 6 est très comparable au soccer conventionnel et se joue sur une surface plus petite avec des buts plus petits. Un sport hybride entre le futsal et le soccer à 11 qui demande une plus grande compréhension du jeu, de bonnes qualités techniques et des capacités athlétiques basées sur l’agilité et l’explosion. Le processus de sélection de l’équipe était un peu hasardeux.

(Photo Métro Média – Jean Carrier)

«Nous avons été triés sur le volet. Il faut dire que le sport commence à peine ici au Québec alors qu’il est déjà populaire en Europe. Nous n’avons pas vraiment de surfaces réglementaires pour bien pratiquer dans la province. Cependant, nous avons tous joué du soccer de haut calibre et nous nous connaissions un peu. La chimie a rapidement opéré», explique le Fidéen de 29 ans Paul-André Vallée.

Les coûts du voyage étaient payés par les athlètes eux-mêmes. «Comme c’est le balbutiement du sport, la fédération de soccer ne chapeaute pas l’évènement. J’ai travaillé pour amasser de l’argent, je savais que c’était une expérience que je voulais vivre. De son côté, Paul-André a demandé un congé sans solde de son boulot pour pouvoir participer, ça donne une idée de notre motivation», précise le joueur de 22 ans, Louis-Pierre Trudelle.    

Favori de la foule

Le tournoi a commencé plutôt bien pour les représentants du drapeau unifolié alors qu’ils ont battu le Cap-Vert 3 à 1 d’entrée de jeu. Le petit pays africain avait un style différent de ce que les Canadiens étaient habitués à voir. «Plus le match avançait, plus on trouvait nos repères dans le stade de 3000 places», spécifient les deux joueurs.

Le calendrier préliminaire a placé le Canada dans la même section que la France qui était les prochains adversaires. C’est à ce moment que la délégation canadienne a répondu au défi. «Nous avons joué un super match contre la France. On s’est concentré sur notre jeu défensif en espérant exploiter quelques failles défensives en relance d’attaque. Notre stratégie a failli fonctionner alors que le match était très serré. Finalement, nous avons fait des erreurs d’inexpérience et ils ont capitalisé pour remporter la rencontre 3-1. Les gens là-bas sont des maniaques de soccer et ils ont apprécié notre effort. Quelques joueurs français nous ont avoué qu’ils ont eu peur lors de la poignée de main.»

La suite du tournoi, qui comprenait 32 équipes, a vu le Canada disposer de l’Irlande 2 à 0 pour qualifier le pays dans les huitièmes de finale.

Le rêve prend fin

Contre toute attente, la formation canadienne était maintenant au tour éliminatoire face aux autres puissances mondiales. «Nous avons gagné beaucoup de respect avec notre match contre la France, on se faisait arrêter dans la rue pour signer des autographes. Aucune chance que ce genre de choses arrivent ici. C’était flatteur», ajoutent les deux comparses.

Malheureusement, le parcours s’est arrêté face à l’Écosse dans une défaite de 3 à 1. Cependant, la bonne performance du Canada va permettre à la prochaine édition de bénéficier de coûts allégés pour l’inscription de la prochaine équipe pour le tournoi en Grèce. En attendant, c’est le retour à la réalité pour les deux athlètes qui souhaitent faire partie du voyage l’an prochain. Une expérience qu’ils n’oublieront pas de sitôt.

Jean Carrier


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