Rouge et Or
10:33 18 janvier 2020

L’excellence sur les bancs d’école comme sur le terrain

L’excellence sur les bancs d’école comme sur le terrain
Les deux athlètes ont mentionné que la formation féminine de basketball est généralement très studieuse. (Photo gracieuseté)

BASKETBALL. Au cours des prochains mois, Québec Hebdo vous fera découvrir les athlètes de l’Université Laval qui personnifient à merveille le concept d’étudiants-athlètes en se distinguant par des performances académiques extraordinaires. Notre tournée commence par les joueuses de basketball Marie-Pier Champagne et Frédérique Beauchamp.

Alors que l’une (Champagne) étudie à la maîtrise en économie en conservant une moyenne académique de 4,13 sur une possibilité de 4,33, l’autre (Beauchamp) vient d’être nommée au sein du Top 8 académique de la ligue universitaire canadienne USPORTS en conservant une moyenne académique de 4,16 en médecine. Les deux coéquipières identifient l’organisation du temps comme un facteur crucial de leur réussite scolaire.

«Il faut simplement être bien organisée et planifier. C’est certain que dès que j’ai du temps libre, je le prends pour étudier, mais je n’hésite pas à prendre des pauses quand c’est nécessaire et reprendre l’étude une fois bien reposée. Il faut aussi bien se connaître, je ne me placerai pas une séance d’étude le lendemain matin d’une partie de basketball, je suis trop fatiguée», mentionne Champagne qui a joué précédemment au Collège Mérici et à l’école secondaire De Rochebelle.

Les deux étudiantes-athlètes aiment bien écrire pour mémoriser les choses importantes et utiliser des résumés comme aide-mémoire. (Photo gracieuseté)

Frédérique Beauchamp abonde dans le même sens. «L’organisation est importante et j’utilise un agenda pour ne rien oublier. J’étudie des choses parfois des semaines à l’avance en raison du calendrier de basketball et il faut aussi être assidu. Lors des Championnats canadiens de l’an dernier, nous étions plusieurs qui étudiaient entre les matchs», affirme celle qui a joué son basketball secondaire au Séminaire Saint-François.

Un échappatoire

Alors que les deux basketteuses ont des emplois pour boucler les fins de mois en plus du temps consacré pour les études, le basketball devient primordial pour les deux athlètes. «Ça nous permet de bouger, faire sortir le trop-plein d’énergie et reconnecter avec la réalité après avoir passé du temps dans les livres. C’est une passion et nous

n’imaginerions pas être seulement des étudiantes. C’est complémentaire à notre vie, notre équipe c’est une petite famille et c’est indispensable», avouent candidement les deux étudiantes exceptionnelles.

Des pommes et des oranges

Après avoir demandé si elles enviaient parfois leurs confrères étudiants qui n’ont qu’à se consacrer entièrement à leurs études, la réponse de Marie-Pier Champagne est claire. «Je ne me compare pas à eux, c’est trop différent. Je suis la seule athlète du Rouge et Or en économie et à la maîtrise ça prend des résultats. Mon professeur m’a déjà dit de ne jamais utiliser mon statut d’athlète avec le Rouge et Or pour expliquer des mauvais résultats et ça ne m’est jamais arrivé et ça n’arrivera pas non plus.

Même son de cloche pour sa comparse. «Je ne me compare pas trop, les autres étudiants ont leurs vies à eux et ça ne veut pas dire qu’ils n’ont pas d’obstacles à surmonter. Marie-Pier et moi étudions forts parce que nous voulons être compétentes dans notre futur métier. Nous le faisons pour nous-mêmes.»

De sages paroles pour une future économiste et une future médecin, mais avant d’entreprendre leur métier respectif, les deux coéquipières aimeraient beaucoup retourner au Championnat canadien.

 

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