Beauport Express
14:38 5 décembre 2018

Programme de hockey Samuel-de-Champlain: Des étudiants-athlètes forcés de changer d’école

Le nombre de joueurs est en progression dans la concentration hockey ESC alors qu’il est passé de 29 joueurs et deux équipes en août 2017, à 49 joueurs et trois équipes en août 2018. (Photo gracieuseté)

HOCKEY. Un conflit entre le programme de concentration hockey de l’école secondaire Samuel-de-Champlain (ESC) et la Commission scolaire des Premières-Seigneuries (CSDPS) fait en sorte que des joueurs seraient forcés de changer d’école pour pratiquer leurs sport préféré.

Plusieurs joueurs de hockey du programme ESC, avec des ambitions de jouer du niveau compétitif provincial scolaire, seraient forcés de mettre le chandail d’une autre institution alors que le 13 novembre dernier, le programme de hockey a été informé de la décision de la CSDPS de stopper les inscriptions de la concentration hockey ESC pour le hockey scolaire provincial. Cette décision est basée sur le désir de la CSDPS de faire évoluer les athlètes dans le programme de hockey de l’école de la Seigneurie et de son programme élite AAA. Le programme ESC se retrouve ainsi bloqué dans son désir d’adhérer aux ligues provinciales du réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ).

Il y a une énorme différence qui subsiste entre le hockey scolaire pratiquée par le programme ESC et le programme élite AAA de l’école secondaire de La Seigneurie sous les couleurs des As de Québec. Cette différence subsiste principalement à l’école alors qu’un jeune du programme ESC va à l’école de façon régulière et habituelle. Un jeune joueur du programme des As de Québec va à l’école seulement le matin dans la grille horaire de type sports-études. Le calibre de jeu est aussi plus relevé dans cette structure AAA.

Une quarantaine de parents ont assisté à la réunion des commissaires de la commission scolaire des Premières-Seigneuries (CSDPS) afin de dénoncer cette décision. Étienne Lebel, parent d’un joueur de la concentration ESC et membre du conseil d’établissement de l’école Samuel-de-Champlain, a expliqué les nombreuses raisons pour lesquelles ce transfert ne devait pas avoir lieu. La raison majeure invoquée par M. Lebel est le fait que la concentration ESC correspond à une offre de service spécifique dans le RSEQ et n’entrave aucunement les activités sports-études du programme de hockey élite AAA de l’école secondaire de la Seigneurie. «Je ne comprends pas pourquoi l’un ne peut pas exister sans l’autre et plusieurs de nos jeunes ne correspondent pas au profil d’étudiant-athlète recherché par le programme de La Seigneurie. J’ai aussi le droit de demander que mon jeune puisse aller à l’école toute la journée et non la moitié du temps comme c’est le cas dans la formule sports-études.»

Agir rapidement

Le programme de la concentration ESC a fait une demande au RSEQ afin d’accéder à la ligue provinciale l’an dernier et cette demande s’est vue refusée par la ligue. La direction de l’école Samuel-de-Champlain avait donné son accord et était la première à vouloir procéder à cette demande.

«Comme notre concentration existe seulement depuis 2016, le RSEQ a refusé en donnant comme raison qu’on devait faire nos preuves dans les ligues régionales d’abord. Nos équipes ont été dominantes cette saison avec seulement une défaite et je pense que nous faisons nos preuves comme exigées. Je crois qu’une nouvelle demande serait acceptée», assure celui qui a été désigné comme porte-parole.

Le but à long terme pour le programme ESC est d’évoluer en juvénile division 1 du RSEQ. (Photo Métro Média – Archives)

Le problème est que pour procéder à une nouvelle demande, la date butoir est le 21 décembre et qu’il faut du temps pour soumettre la candidature. C’est pour cette raison que M. Lebel demandait à la CSDPS de passer directement au vote et de permettre au programme de procéder à cette demande sans être bloqué. Une demande qui a été refusée.

«Je suis très déçu, je ne comprends pas ce qui empêche des commissaires de voter sur la question. Je déplore que les parents n’aient jamais été consultés par la CSDPS avant de prendre la décision de novembre dernier et je pense qu’en forçant des enfants à changer de milieu sans leur désir, ce sont eux que l’on punit.»

Du côté de la CSDPS, le président René Dion n’a jamais voulu procéder à un vote sur-le-champ, mais assure qu’une décision sera prise rapidement. «C’est une affaire très complexe et un projet avec beaucoup de ramifications, il faut s’assurer d’avoir toutes les données et de voir tous les angles avant de prendre une décision pour le bien de tous.»

La CSDPS est censée se réunir le lundi 10 décembre en soirée pour prendre une décision finale dans cette affaire.

 

Commentaires 2

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  • Caroline Pelletier

    Tellement insensé ! Plusieurs jeunes filles, dont la mienne, ont vécu une histoire semblable ou presque, à la Courvilloise cette année pour le profil Cheerleading. Trop de positions Base et Back pour le nombre de Voltiges dans l’équipe donc, on retranche et on privilégie,évidemment, les enfants des parents en poste à l’école !!! J’étais indignée!!! Imaginez la déception des filles qui pratiquent ensemble depuis l’âge de 8 ans, qui ont été choisies par les responsables pour faire l’équipe des Centaures au lieu de celle de la Seigneurie. Elles espéraient tant faire les Worlds ensemble en secondaire 5 ! Tous leurs amis sont à la Courvilloise et il ne leur reste qu’un an d’études secondaires donc, pas d’option pour changer d’école. Elles ont donc joint une équipe civile avec tous les frais que cela engendre pour poursuivre leur rêve. C’est dégueulasse ! Le retranchement c’est fait sans prévenir. Nous l’avons appris à la rentrée scolaire. La direction les a inscris dans le profil sport, sans consulter personne !!! J’étais outrée !!! Le pire,c’est que les parents des autres jeunes qui ont su, n’ont rien dit, rien fait…une belle gang de moutons et de peureux ! On continue à vouloir plaire à cette organisation qui mise sur l’excellence…Quand on mise sur l’élite et une catégorie de privilégiés sans se soucier des efforts, des émotions, du vécu des gens…c’est le constat de société malade.

  • Mathieu

    Normalement je n’écris jamais dans les commentaires, mais quand la commission scolaire à l’audace de dire que les enfants sont leur priorité… je n’ai pas le choix de donner mon opinion puisque les babines ne suivent pas les bottines.

    Le programme de l’école Samuel de Champlain donne une alternative de hockey scolaire aux jeunes qui désiraient continuer de jouer au hockey compétitif sans avoir à continuer avec le hockey civil (association de hockey mineur).

    Dans un domaine où il y a de la compétition, tu dois avoir un bon programme pour pouvoir survivre. Si tu as peur de la compétition, la seule façon de réussir, sans devoir trop travailler pour améliorer ton programme, c’est de tout faire pour éliminer tes compétiteurs. De ce que je comprends, c’est ce qui se passe présentement dans ce dossier et en plus, avec l’aide de la commission scolaire des premières seigneuries…

    Les deux programmes compétitifs des écoles Seigneuries (géré par le hockey civil) et Samuel de Champlain (sans lien avec hockey civil) auraient probablement été viables et au final c’est les jeunes qui auraient été gagnants. Les deux programmes auraient dû constamment travailler pour s’ameliorer au lieu de tomber dans un monopole, comme c’était le cas avant l’arrivée du hockey scolaires…

    Je ne comprends pas pourquoi une commission scolaire qui a un programme qui fonctionne vraiment bien comme le programme de hockey de l’école Samuel de Champlain décide de détruire ce travail pour envoyer le tout dans une autre école. La commission scolaire aurait dû récompenser les personnes qui ont accompli cette belle réussite au lieu de tout faire pour les empêcher de présenter une demande pour une équipe de hockey D1, la catégorie la plus forte en hockey scolaire.

    Le plus triste, c’est que tout ce fait sans se soucier des jeunes qui font partie de ces programmes, qui ont deux possibilités de cheminement scolaire, deux différentes façons de pratiquer leur sport préféré et qui aimeraient continuer de faire grandir la belle rivalité qu’il y a présentement entre leur deux équipes de hockey…