Hockey
15:30 16 juin 2016

Repêchage LNH: la sérénité de Mathieu Sévigny

HOCKEY JUNIOR. Classé au 120e rang chez les patineurs de l’Amérique du Nord, Mathieu Sévigny n’a aucune idée à quoi s’attendre pour le repêchage de la LNH. Quoi qu’il arrive, il sera déterminé à prouver sa vraie valeur.

Le résident de Cap-Rouge a parlé à près de la moitié des équipes du circuit Bettman, mais ce n’est rien pour l’enflammer : «Je ne veux pas trop m’en faire avec ça, tant mieux si ça arrive. Sinon, ce sera simplement une source de motivation pour les prochaines années.»

Né à Hartford, au Connecticut, alors que son père, Pierre, évoluait pour le club-école des Rangers de New York, Mathieu a enfilé des patins pour la première fois à l’âge de 3 ans.

Certes, quand le paternel a joué pour les Canadiens de Montréal avant notre naissance, une certaine pression s’accompagne quand on décide de suivre ses pas.

«C’est différent, mais je suis habitué de vivre avec ça. Je profite de ses judicieux conseils quotidiennement», a lancé le centre de 18 ans, au gabarit de 6’0 et 172 lbs.

À l’âge de 5 ans, son père met le cap sur la ville de Straubing, en Allemagne, après trois saisons avec les défunts Citadelles de Québec.

«Pour moi, ç’a été une très belle expérience de jouer au hockey mineur européen. Par contre, ç’a été difficile puisque je devais affronter des joueurs plus vieux de deux ou trois années.»

Après cette aventure allemande, la famille Sévigny s’installe au Québec de façon sédentaire.

Tourner la page sur des années de misère

En 2014, les Voltigeurs de Drummondville font de lui un choix de première ronde. À ses deux premières campagnes, il a connu les années de reconstruction de l’organisation, qui a terminé dans le bas du classement général (16e et 17e) de la LHJMQ, une ligue comptant 18 formations.

«C’est sûr que ça n’a pas été facile, mais j’ai eu la chance d’avoir beaucoup de temps de glace», a-t-il illustré, montrant le côté positif de la situation.

Maintenant, les meilleures années s’en viennent. Dominique Ducharme a pris les rênes du club. La fin de semaine dernière, tous les joueurs et espoirs ont été conviés à des tests physiques dans le Centre-du-Québec, et le nouveau patron en a profité pour rencontrer les vétérans.

«C’est motivant. Il a gagné [la Coupe Memorial] à Halifax et il veut gagner avec nous. Il nous a dit de tourner la page sur les dernières années et de recommencer à zéro.»

Benjamin Gagné, lui aussi natif de la région et grand ami de Sévigny, a eu une dernière année difficile sur le plan personnel. Il a notamment quitté l’équipe quelques jours pour rentrer à la maison, il est revenu avant de repartir pour de bon, remettant aussi sa passion du hockey en question. Aujourd’hui, tout cela est derrière lui.

«C’était la huitième année de suite que nous étions dans la même équipe. J’essayais d’être là pour lui du mieux que je pouvais. […] Je suis content qu’il ait retrouvé la passion et qu’il ait décidé de revenir l’année prochaine», a dit le #22 sur Gagné, qui avait également été une sélection du premier tour de l’encan 2014.

L’entretien aura duré une vingtaine de minutes, entre son entraînement hors glace et celui sur la patinoire. Décidément, si Mathieu Sévigny a suffisamment séduit un club de la LNH, il sera fin prêt pour sa première saucette chez les pros.

Québec Hebdo

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