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Une saison d’apprentissage pour David Noël

Au sein d’une équipe en reconstruction, David Noël admet avoir connu «une saison difficile mentalement et physiquement» avec les Foreurs de Val-d’Or, qui ont goûté à la victoire seulement 19 fois en 68 matchs.

À propos de son différentiel de -53, David Noël a dit: «Un moment donné, j’ai arrêté de regarder ça. Ça me nuisait trop!»

Photo Métro Média – Charles Lalande

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les rebondissements ont été nombreux au deuxième étage et les joueurs n’ont pas été épargnés. Balayés en première ronde par l’Armada de Blainville-Boisbriand, les Foreurs avaient entrepris un virage jeunesse à Noël en liquidant le présent contre l’avenir.

Au tournant de l’année 2018, l’union entre l’entraîneur-chef Mario Durocher et l’organisation s’est conclue d’un accord commun en raison d’un différend philosophique avec le directeur général Pascal Daoust, qui a pris sa place sur une base intérimaire.

«Après les Fêtes, je me suis mis beaucoup de pression. Je voulais provoquer des choses, mais j’ai essayé de trop en faire. Cependant, en obtenant beaucoup de temps glace, j’ai pu avancer en tant que joueur», explique le natif de Limoilou.

David Noël communique à l’occasion avec son ancien entraîneur-chef, Mario Durocher, qui a eu «une grande influence» sur sa carrière.

Photo Métro Média – Charles Lalande

Défenseur à caractère offensif, David Noël a participé à toutes les joutes de sa formation, récoltant 46 points, soit 14 de plus qu’en 2016-2017, où il avait partagé son temps entre Chicoutimi et Val-d’Or.

Une virée chez les pros

Deux semaines après l’élimination des siens, il a eu la chance de vivre sa première saucette chez les professionnels à l’âge de 19 ans. En effet, les Blues de St. Louis, qui l’ont repêché en 5e ronde l’été dernier, l’ont invité à joindre leur club-ferme situé à San Antonio.

David Noël s’aligne avec les Foreurs de Val-d’Or.

(Photo tirée du compte Twitter des Blues de St-Louis)

«Ce qui m’a le plus frappé, c’est la différence de température entre l’Abitibi et le Texas, a blagué l’athlète de 6’1 et 172 lbs avant d’enchaîner sur une note plus sérieuse. J’ai pratiqué et j’ai suivi l’équipe pendant une semaine, alors qu’elle se battait pour une place en séries. Ce fut une belle expérience.»

Le 13 avril, Noël a même eu la chance de vivre son baptême de feu en étant habillé pour l’avant-dernier match du calendrier régulier. Nullement intimidé, il a utilisé son lancer frappé, son arme de prédilection, en décochant cinq tirs au but.

Avant de rentrer à Val-d’Or pour le dernier droit de sa deuxième session en sciences de la nature, le #28 des Foreurs a reçu de bons commentaires de l’état-major des Blues, notamment du recruteur québécois, Michel Picard. Il s’agit d’une bonne nouvelle pour celui qui a jusqu’au 1er juin 2019 pour s’entendre avec le club basé au Missouri.

Noël admet que les défaites successives ont créé des frictions dans le vestiaire, mais les joueurs se sont regroupés en fin de saison. «On peut être fiers de l’opposition donnée à l’Armada».

Photo Métro Média – Charles Lalande

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