Hockey
21:06 21 mars 2017 | mise à jour le: 21 mars 2017 à 21:06 temps de lecture: 4 minutes

Négligés, les Remparts «ont le droit d’y croire», dit Philippe Boucher

HOCKEY. Au premier tour éliminatoire, les Remparts de Québec (11e, 69 points) se mesureront au Titan d’Acadie-Bathurst (6e, 84 points). Les hommes de Philippe Boucher sont négligés, une position qui ne brime pas les nuits de sommeil du grand patron.

À moins d’une guérison miracle de Matthew Boucher, il n’aura pas l’occasion d’affronter son meilleur ami, Félix Boivin, en séries.

(Photo TC Media – Charles Lalande)

«Notre groupe est le fun. Les joueurs ont raison d’être fiers d’eux. Sans nos blessures, nous aurions bataillé pour l’avantage de la glace [réservée aux huit premiers clubs]. Nous avons très hâte que ça commence.»

Lundi, le personnel hockey de la formation a visionné les bandes vidéo de leurs rivaux, afin de déceler des tendances dans le jeu de la bande à Mario Pouliot.

En moyenne, le Titan marque quatre buts par match. Une offensive bien huilée, comptant huit patineurs ayant amassé un minimum de 40 points. Le meneur : Christophe Boivin, natif de la Vieille Capitale, auteur de 43 buts et 47 passes.

Pour espérer l’emporter, les Remparts devront diminuer le nombre de lancers sur leur gardien Evgeny Kiselev, et envoyer davantage de rondelles au duo composé d’Anthony Dumont-Bouchard, originaire de Lévis, et de Reilly Pickard.

À propos des prédictions des partisans et représentants des médias, favorisant largement les défendeurs de la baie, Philippe Boucher admet qu’il a abordé le sujet avec les siens, pour augmenter le degré de motivation. D’ailleurs, le slogan des Diables rouges sera «Why not?», inspiré d’un discours tenu par l’adjoint Marc Fortier récemment. 

Philippe Boucher, entraîneur-chef et directeur général des Remparts de Québec.

(Photo TC Media – Charles Lalande)

Christophe et Félix Boivin, du Titan, auront la chance d’affronter les Remparts, équipe de leur enfance, en séries éliminatoires.

(Photo TC Media – Charles Lalande)

L’infirmerie déborde

Pour l’instant, les attaquants Matthew Boucher, Olivier Garneau, Dmitry Buitnitskiy, Yanick Turcotte et Igor Larionov sont tous sur le carreau. À l’exception du dernier, les éclopés accompagneront leurs coéquipiers à l’embouchure de la rivière Népisiguit dans la baie des Chaleurs.

Mardi matin, à l’entraînement, le capitaine Matthew Boucher a pratiqué une dizaine de minutes avec ses coéquipiers, arborant un chandail vert, réservé aux patineurs qui ne doivent pas recevoir de contact.

«Il fait tout pour revenir, mais nous sommes encore loin d’un retour», a dit l’homme de 43 ans, admettant que son protégé et fiston est largement en avance sur sa réhabilitation.

Pour colmater l’alignement diminué, les Remparts ont fait appel à deux espoirs des Riverains du Collège Charles-Lemoyne, soit Thomas Caron ainsi que Jérémy Laframboise, respectivement des prises de 4e et 5e tours l’été dernier. Dans le cas de Laframboise, il s’agit d’un retour dans la formation, lui qui avait débuté l’année à Québec avant d’être renvoyé dans le Midget AAA.

«Je suis content de revenir, a badiné l’adolescent à la longue crinière. J’étais très déçu de notre élimination, en demi-finale, contre Trois-Rivières», a ajouté celui qui estime avoir retrouvé sa confiance sous la tutelle de l’ex-hockeyeur Guillaume Latendresse.

En ce qui a trait à leur utilisation, Caron et Laframboise, qui ont pratiqué sur le quatrième trio, n’ont pas la moindre idée si on va faire appel à leurs services pour le lancement des hostilités face au Titan : «Thomas, c’est mon chum, je suis content d’être avec lui. Nous allons travailler fort pour gagner la confiance des entraîneurs.»

Chose certaine, Philippe Boucher dit avoir «bien aimé ce qu’il a vu» de ses jeunots, qui ont démontré l’intensité des séries éliminatoires pendant l’entraînement : «Laframboise pourrait jouer vendredi. Pour Caron, ça va dépendre des (potentiels) retours de nos blessés», a laissé entendre le pilote des défendeurs de la forteresse.

Québec Hebdo

Adjoint avec le Titan, Bryan Lizotte a dirigé le Blizzard du SSF pendant cinq saisons, de 2011 à 2016.

(Photo TC Media – Charles Lalande)

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