Hockey
11:00 30 novembre 2016 | mise à jour le: 30 novembre 2016 à 11:00 temps de lecture: 4 minutes

Heureux à Garneau, Éric Lavigne ne ferme pas la porte au hockey

HOCKEY. Après 18 ans à temps plein dans le monde du coaching, Éric Lavigne a choisi, en avril 2011, de renoncer à sa carrière pour sa famille avant d’accepter le poste de coordonnateur des sports au Cégep Garneau. Depuis, le téléphone n’a pas cessé de sonner, mais bonne chance pour l’éloigner de sa famille et des équipes sportives des Élans.

Après six saisons à diriger les Citadelles et les Remparts de Québec, de 1999 à 2005, Lavigne s’est expatrié cinq ans à Val-d’Or et à l’Île-du-Prince-Édouard.

Sa famille ne l’avait pas suivi à Charlottetown, alors ce père de trois filles, aujourd’hui âgées de 13, 20 et 24 ans, trouvait la séparation difficile. Il se rappelle même d’avoir fait les devoirs de sa plus jeune sur Skype.

«J’ai pris une décision familiale. Quand on m’a offert le poste à Garneau, j’ai saisi cette chance extraordinaire.»

Les Élans, c’est 19 équipes, 60 entraîneurs et 450 étudiants-athlètes : «Selon moi, ce sont les 450 plus beaux étudiants de l’école. Ils sont passionnés et en bonne santé», de dire le quinquagénaire.

Des anecdotes à n’en plus finir

– Au fil des années, Éric Lavigne en a vécu des choses. De 1999 à 2002, il a pataugé dans l’univers des défunts Citadelles de Québec, le club-ferme des Canadiens de Montréal. Il était l’adjoint de Michel Therrien, avec qui il s’est rapidement lié d’amitié. Pendant ce temps, «son meilleur chum» Alain Vigneault était à la barre du CH.

«Soudainement, Alain est congédié et c’est Michel qui est appelé à le remplacer. Moi, je suis devenu entraîneur-chef des Citadelles. Je vivais des sentiments partagés, j’étais heureux et triste pour mes amis», s’est-il rappelé.

– En septembre 2005, un mauvais départ sur la route (1 victoire en 5 matchs) lui coûte son poste avec les Remparts. Patrick Roy prend lui-même sa place. Quelques mois plus tard, il mène les Diables rouges à la conquête de la Coupe Memorial.

«L’équipe était à Pat. Je savais qu’il allait finir par la coacher. Le contexte était particulier, mais ce sont les risques du métier. Ç’a fait mal, parce que j’étais chez moi.»

– Mine de rien, il a dirigé 52 joueurs qui ont atteint la Ligue nationale de hockey (LNH). Ceux qui l’ont davantage marqué? Alexandre Radulov (Montréal), Marc-Édouard Vlasic (San Jose), Kristopher Letang (Pittsburgh) et Brad Marchand (Boston). «Des gars spéciaux qui font de toi un meilleur coach et une meilleure personne.»

Un retour dans le hockey?

Bien installé dans son bureau au Complexe sportif, il se remémore de bons souvenirs de ses années à sillonner les routes du pays.

«Le hockey a été bon pour moi. Je suis chanceux d’avoir vécu de ma passion. J’ai rencontré des gens formidables», a-t-il dit avant d’énumérer les familles Tanguay et Savard, puis les Patrick Roy, Raymond Bolduc et Louis Painchaud de ce monde.

Depuis qu’il se tient loin des arénas, il admet que, dans les dernières années, il a reçu des offres «très intéressantes», mais il refuse d’aller plus loin, par respect pour les personnes engagées par la suite.

«Le coaching restera toujours dans mes veines. C’est une vraie drogue! Je suis choyé dans ma vie professionnelle. Je ne cherche pas, mais c’est sûr que je vais me réimpliquer dans le hockey, sans forcément quitter le Cégep Garneau.»

Fonder un programme de hockey est une idée qui a été soulevée dans l’établissement scolaire, mais avec toutes les compressions budgétaires des dernières années, le contexte n’est pas idéal, admet le principal intéressé.

«Au pire, je pourrai coacher bénévolement», a-t-il rigolé.

Québec Hebdo

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