Hockey
15:00 24 septembre 2015 | mise à jour le: 24 septembre 2015 à 15:00 temps de lecture: 3 minutes

Frédéric Parent: adjoint, professeur et père de famille

HOCKEY. À sa grande surprise, Frédéric Parent débute sa dixième saison derrière le banc du Blizzard du Séminaire Saint-François, dans les rangs Midget AAA. À ses débuts en 2006, jamais il n’aurait cru à une telle longévité, chose rare dans le monde du hockey d’aujourd’hui.

Après avoir fait ses classes en tant qu’entraîneur-chef dans les rangs Pee-Wee et Bantam AA, il accepte ce poste d’adjoint avec le Blizzard. «J’avais dit à ma copine que je voulais essayer une saison. Ensuite, je voulais en faire plus. Je suis surpris d’être ici encore après dix ans. On peut dire que tout est tombé en place.»

Enfant ayant grandi à Beauport, l’homme de 36 ans réside aujourd’hui à Charlesbourg. Il détient également un baccalauréat en éducation physique, de sorte qu’il enseigne cette matière au Séminaire Saint-François pour une sixième année. Il gère également la concentration hockey des élèves de secondaire 1 à 3. Ce père de famille a donc un agenda bien rempli!

«Un adjoint doit communiquer avec les joueurs. Je n’aime pas dire qu’il doit être proche de ceux-ci, mais il doit faire la transition entre l’entraîneur-chef [Bryan Lizotte] et les jeunes. C’est un travail d’équipe. L’adjoint ne doit pas chercher la célébrité, il doit travailler dans l’ombre», répond-il quand on lui demande quelles sont les qualités d’un bon acolyte.

Il a jadis travaillé avec Serge Beausoleil avant que ce dernier gradue avec l’Océanic de Rimouski, dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ). Lorsque ce dernier a quitté, Lizotte a pris les rênes du club. «De mon côté, le timing n’était pas l’idéal [pour soumettre sa candidature] puisque nous avions eu une saison difficile. Bryan avait tout gagné dans le Midget espoir alors c’était tout naturel qu’il devienne entraîneur-chef.»

Évidemment, il a toujours l’idée de passer au prochain échelon derrière la tête, mais il ne semble pas courir après les offres. «À chaque année, tu dois viser l’excellence avec ton équipe. Je suis très bien traité ici, j’ai un travail à temps plein.»

Québec, une pépinière de défenseurs

Quelques saisons après son embauche, on lui donne le mandat de s’occuper des défenseurs. Il refuse de prendre le crédit, mais au cours des cinq dernières années, la région de Québec se veut être une belle pépinière de défenseurs. Les noms de Jacob Sweeney, Olivier LeBlanc, Frédéric Allard, Carl Tremblay, Julien Carignan-Labbé, Benjamin Gagné, Félix Boivin et Antoine Crête-Belzile ont été nommés de la bouche de Frédéric Parent au cours de l’entretien.

«Il y en a et il va y en avoir d’autres, précise-t-il. Je ressens de la fierté quand je les vois être repêché dans la LHJMQ. Ce sont des gars talentueux. Moi, j’ai seulement été là pour eux une saison ou deux.»

Québec Hebdo

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