Hockey
21:45 14 février 2016 | mise à jour le: 14 février 2016 à 21:45 temps de lecture: 3 minutes

La piqûre du Tournoi pee-wee

TOURNOI PEE-WEE. Depuis 1978, Benoît Marceau et Lina Lefrançois ouvrent les portes de la maison familiale à des jeunes joueurs pee-wee deux semaines par année. Parents de trois enfants qui ont aujourd’hui quitté le nid familial, les deux tourtereaux ont tenté l’expérience pour une première fois en 1978.

« Dès que tu es parrain une seule fois, tu as la piqûre pour toute ta vie », lance M. Marceau, qui a jadis été bénévole et responsable de l’hébergement.

Ils peuvent se targuer d’avoir servi le repas à des petits adolescents devenus des joueurs professionnels. Dès leur première année, Jeff O’Neill débarque chez eux. Entre 1995 et 2007, O’Neill a disputé 821 rencontres dans la LNH.

En 1979, Kerry Huffman dormait dans leur chambre d’amis, puis en 1986, il est repêché en première ronde dans la grande Ligue. Il a d’ailleurs évolué pour les Nordiques de Québec le temps de deux saisons.

« Il y a aussi Dean Morton, devenu arbitre chez les professionnels, et un joueur des Sharks de San Jose dont j’oublie le nom », ajoute M. Marceau.

Des coutumes différentes

Le Tournoi pee-wee, c’est aussi un énorme choc culturel à l’occasion, particulièrement pour les formations provenant de l’extérieur de l’Amérique du Nord.

« Une année, des Russes arrivent chez nous. Deux d’entre eux embarquent dans une voiture, conduite par une femme, puis ils refusent de décoller. Nous ne savions pas que les femmes n’avaient pas le droit de conduire en Russie, sauf pour aller travailler », raconte Mme Lefrançois.

Aussi, les Nippons ne savaient guère manger avec un couteau et une fourchette. M. Marceau a dû leur apprendre cela.

Garder le contact

Après avoir hébergé des joueurs des quatre coins du globe terrestre, la famille Marceau s’occupe des petits Blue Jackets de Columbus depuis l’an 2001. L’homme de la maison est co-capitaine du groupe. Il se doit d’organiser le transport et toutes les autres activités avec Yvon Cauchon, son capitaine.

Cette année, les deux retraités ont Dominick Evangelisti et Joe Rossman dans leur demeure située à Beauport. Leurs parents sont également du voyage, mais ils logent à l’hôtel. En 2008, le grand frère de Dominick a également été confié aux Marceau lors de sa participation au Tournoi pee-wee.

« Au début, les petits gars sont timides, mais après deux ou trois jours, ils sont à l’aise », dit la passionnée de notre sport national.

Même lors qu’elles retournent à la maison, les Marceau entretiennent les liens avec les familles. L’an dernier, ils ont été invités par l’une d’elles au match des étoiles de la LNH, présenté en Ohio.

Un de leurs beaux moments est survenu en 2014, lorsque les petits Blue Jackets ont été sacrés champions dans la catégorie AA-Élites. Lorsque les joueurs célébraient sur la patinoire, M. Marceau a été invité par l’entraîneur-chef à se joindre à eux sur la patinoire et à poser pour la photo d’équipe.

« Nous avons bonne réputation là-bas. Ils arrivent ici et nous disent qu’ils ne nous connaissent pas du tout, mais ont entendu parler de nous positivement », lance fièrement le paternel.

Québec Hebdo

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