Hockey
17:38 6 avril 2016 | mise à jour le: 6 avril 2016 à 17:38 temps de lecture: 3 minutes

Yanick Turcotte aura sa chance

HOCKEY JUNIOR. Vétéran de trois saisons avec les Remparts de Québec, Yanick Turcotte consacrera toutes ses énergies estivales afin de se mériter un casier de joueur de 20 ans dans la Vieille Capitale pour la campagne 2016-2017. « Je serais aux anges ! »

Normalement, un dur à cuire qui a récolté 18 points en 181 rencontres (séries et coupe Memorial incluses) dans la LHJMQ n’est jamais considéré pour tel statut, mais le produit de Sainte-Brigitte-de-Laval pourrait bien forcer la main de son patron Philippe Boucher.

« Phil m’a dit que j’aurai ma chance au camp d’entraînement. C’est tout ce que je demandais. Cet été, je vais me concentrer à devenir un meilleur joueur de hockey, et non un meilleur bagarreur », a-t-il lancé avant d’ajouter qu’il compte améliorer sa vitesse et ses habiletés avec la rondelle.

À 6’0 et 214 lbs, il amène une dimension physique avec ses mises en échec et il évolue sur le désavantage numérique. Toutefois, il est bien conscient qu’il devra amener une production offensive, sans toutefois en faire inutilement une fixation.

Limité à 10 combats

L’an dernier, la LHJMQ a imposé une limite de dix batailles par saison pour les gardes du corps du circuit. Turcotte a atteint cette limite le 14 février. Il devait donc s’abstenir pour la balance du calendrier régulier, sinon, il aurait été suspendu.

« Ça n’a pas trop changé ma game. En 2014-2015, je me suis battu souvent (28 fois), mais je voulais me faire une réputation. Maintenant, je n’ai plus besoin de le faire. Juste un regard peut faire peur et calmer un gars de l’autre bord », a dit celui qui s’est forgé une réputation comme l’un des bagarreurs les plus redoutables du hockey junior canadien. Le site non scientifique «Drop Your Gloves» lui octroie une fiche de 23 victoires, 4 défaites et 16 nuls.

Les combats planifiés n’ont plus sa place dans le sport national des Canadiens, a-t-il tranché. Gentil en dehors de la patinoire, Turcotte devient un lion affamé seulement quand des adversaires bardassent ses coéquipiers. Il peut également abîmer la dentition d’un autre matamore dans le but de donner de l’énergie à son équipe, lorsque celle-ci a besoin d’une étincelle.

Objectif : jouer pro

Yanick Turcotte rêve d’évoluer chez les professionnels une fois son stage junior terminé. Conscient qu’il a encore du chemin à faire, il aimerait qu’une formation soit séduite par ses qualités de fier-à-bras et par son utilité sur l’eau gelée.

Son modèle, c’est Chris Neil, des Sénateurs d’Ottawa. « Il est vraiment méchant sur la glace. Il ne laisse personne lui marcher sur les pieds. Il sait aussi jouer au hockey », de dire le produit de l’Académie Saint-Louis.

S’il n’y parvient pas, il a d’autres plans de carrière. « J’aimerais étudier en kinésiologie et devenir préparateur physique. Je suis aussi intéressé par les communications », de dire celui qui complétera les cinq derniers cours de ses études collégiales l’automne prochain.

Québec Hebdo

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