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20:14 7 février 2016 | mise à jour le: 7 février 2016 à 20:14 Temps de lecture: 6 minutes

Le Blizzard honore sa délégation de Rimouski

HOCKEY. Le Blizzard du Séminaire Saint-François a rendu un hommage à Serge Beausoleil, Maxime Provencher et François Hébert.

« C’était important pour l’organisation d’honorer un ancien entraîneur qui a connu du succès tant au niveau provincial que canadien dans le Midget AAA, et également le succès et la stabilité qu’il connaît avec l’une des plus prestigieuses formations de la LHJMQ », de dire Charles Ouellet, le directeur des communications du Blizzard au sujet de Beausoleil.

Ses quatre passages derrière le banc des Gouverneurs de Sainte-Foy, puis du Blizzard, sont synonymes de succès. Adjoint en 1998-1999, l’équipe termine troisième à l’échelle nationale. L’année suivante, il prend une année sabbatique à la suite de la naissance de son fils Zacharie. Il revient à titre d’entraîneur-chef en 2000-2001 et mène ses ouailles à la conquête du championnat canadien. Depuis, aucune équipe du Québec n’a pu répéter l’exploit.

Ensuite, ce fier natif de Val-Bélair quitte et prend alors le chemin du hockey senior. Embauché par le Séminaire Saint-François comme professeur d’histoire en 1996, il n’était pas très chaud à l’idée s’impliquer à nouveau avec le programme de hockey lorsqu’il a été approché pour renouer avec ses fonctions en 2006. Il s’était tout de même présenté à l’entrevue en guise de respect.

« Je m’en rappelle comme si c’était hier. J’entre dans le bureau. Il y a Patrick Roy, Louis Painchaud et Jacques Tanguay assis devant moi. Je me dis tout de suite : ‘‘Je suis dans le trouble là!’’ », rigole-t-il.

Finalement, il accepte le défi. Ne connaissant aucun joueur de la structure, il lance un message clair dès le départ : il réservera un casier dans son vestiaire à ceux qui se démarqueront lors du camp d’entraînement. Payante, cette façon de voir les choses. Deux années de suite, ses poulains raflent tout au Québec, en plus d’ajouter deux autres médailles de bronze à la Coupe Telus.

« Il faut faire confiance aux gens en place. En me présentant avec un œil neuf, je n’avais pas d’idées préconçues des joueurs présents. J’ai pu bâtir une équipe à mon image. Des gars talentueux avec du caractère. »

Au terme de la saison 2009-2010, il laisse sa place à son adjoint Martin Plante et accepte le poste de directeur des opérations hockey. Toutefois, il ne s’éloignera pas de la patinoire très longtemps. Plante goûte à la victoire à une seule reprise à ses onze premières rencontres et sera rapidement congédié. Malgré la tempête, Beausoleil accepte de le remplacer pour la balance de la campagne.

« C’est dommage pour Martin, un individu que j’estime énormément. Il avait toutes les compétences pour réussir. Des fois, quand la saison commence mal, la chaîne débarque et les joueurs ne veulent plus suivre. »

À l’été 2011, Philippe Boucher le convainc de faire ses valises pour le Bas-Saint-Laurent en lui offrant le poste d’entraîneur-chef. Récemment, Beausoleil s’est approprié une page du livre des records de la concession en devenant le pilote ayant le plus de victoires. Vainqueur de la Coupe du Président en 2015, il cumule les fonctions de directeur général depuis que Boucher a pris les rênes des Remparts de Québec.

« Ç’a été extrêmement difficile pour moi de quitter le Blizzard, cela a été une expérience enivrante. Nous avons bâti une tradition d’excellence », ajoute-il, en prenant le temps de remercier ses adjoints Frédéric Parent et Martin Plante, le président et gouverneur Serge Duchesne, de même que le père Boulay pour le volet scolaire.

Serge Beausoleil ne s’est jamais décrit comme un carriériste. Ses emplois d’entraîneur-chef, d’enseignant et de responsable du volet académique lui demandaient énormément de temps et d’énergie, mais le convenaient parfaitement. « Je n’ai jamais cru bon d’appliquer pour un poste dans la LHJMQ. Je considère qu’en dirigeant dans le Midget AAA, tu peux jouir d’une belle visibilité et que si tu travailles bien, quelqu’un va te remarquer. »

De bons mots pour Lizotte

Quelques semaines avant qu’il déménage ses pénates pour Rimouski, Beausoleil avait ajouté Bryan Lizotte à son personnel d’entraîneur. Finalement, c’est ce même Lizotte qui devient entraîneur-chef à l’âge de 25 ans.

En août dernier, en entrevue avec l’auteur de ces lignes, il avait confié qu’il aurait bien aimé travailler avec Beausoleil au moins une saison, jugeant qu’il aurait eu beaucoup à apprendre de lui. Mis au courant de ces propos, le principal intéressé affirme que l’inverse est aussi vrai.

« J’ai toujours aimé m’entourer de jeunes talents, on s’échange de bons procédés. Je me nourris d’eux autant qu’ils se nourrissent de moi. Bryan possède une compréhension du jeu supérieure à la moyenne. Il est très prometteur. »

Provencher, des Commandeurs au Blizzard

Ancien capitaine des Commandeurs de Lévis, Maxime Provencher a sillonné les patinoires de la LHJMQ trois saisons, de 2006 à 2009.

En 2010, il est embauché par le camp ennemi, c’est-à-dire le Blizzard en tant que physiothérapeute étudiant. Au fil de ses quatre années de service, il agira également à titre de conseiller spécial et entraîneur adjoint.

Puis, en juin 2014, il reçoit un appel de l’Océanic de Rimouski pour le poste de physiothérapeute. À l’autre bout du fil, Serge Beausoleil lui soumet une offre qu’il ne peut refuser. « J’aime m’entourer de gens aussi compétents que Maxime. Nous avons une excellente relation, et déjà, il est un physiothérapeute très respecté à travers la Ligue. »

C’est dans un concours de circonstances que François Hébert, lui aussi résident de Val-Bélair, s’est retrouvé avec l’Océanic l’an dernier. Préposé à l’équipement du Blizzard depuis 2012, il remplace Patrick Villeneuve, qui occupe les mêmes fonctions à Rimouski, lorsque celui-ci quitte pour le Défi mondial des moins de 17 ans. Jusqu’à la Coupe Memorial, Hébert vient aider l’équipe lorsque son horaire le permet. Certains joueurs l’ont même qualifié de porte-bonheur. « Les travailleurs de l’ombre comme François dorlotent tellement nos gars jour après jour qu’il n’est pas surprenant d’apprendre qu’ils jouissent d’une aussi belle proximité », précise Beausoleil.

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