Sections

Le Rouge et Or impatient d'affronter les Carabins


Publié le 6 septembre 2018

Glen Constantin était satisfait de la semaine de préparation.

©Photo Métro Média - Jean Carrier

Le premier duel de l'année entre l'Université Laval et l'Université de Montréal est toujours un peu spécial. Les deux grands rivaux croiseront le fer à nouveau samedi à 14h au CEPSUM, au domicile des Carabins. Même si ces rencontres dénotent toujours de l'émotion et beaucoup d'intensité, Glen Constantin refuse d'y voir une finalité.

«Il faut prendre ces rencontres pour ce qu'elles sont c'est-à-dire le football universitaire québécois à son meilleur. Par-contre, ce n'est que le premier match cette saison entre les deux équipes et le résultat ne détermine en rien ta saison.»

En entendant parler Glen Constantin, on s'aperçoit rapidement qu'il respecte profondément ses adversaires. «Ils ont une très bonne équipe. Je pense que la défensive est une force pour eux, même si je ne veux rien enlever à leur attaque avec beaucoup de joueurs explosifs dont Louis-Mathieu Normandin et Régis Cibasu. Dans le passé, c'est Guillaume Paquet qui nous a fait mal, mais il représente un cas incertain pour le match.»

Toujours selon l'entraîneur, la ligne offensive des Carabins est améliorée cette saison ce qui pourrait amener une difficulté supplémentaire pour arrêter l'attaque terrestre mené par un comité de porteurs de ballon.  

Le pilote lavallois est revenu par la suite sur l'importance de la semaine de préparation qui coïncide cette semaine avec le début des cours pour les joueurs. «Ce n'est pas idéal, mais les joueurs font un super boulot cette semaine en pratique, je suis satisfait de la préparation. La vérité au football est que les victoires sont remportées avec la préparation et pas seulement le jour du match», en prenant bien de spécifier qu'il s'attend encore une fois à voir la rencontre basculer sur cinq ou six jeu clés.

Pas un match comme les autres

Le receveur du Rouge et Or Jonathan Breton-Robert a pris l'habitude de bien jouer face aux Carabins depuis ses débuts avec le club. Il a d'ailleurs uilisé la franchise avec les médias. «Les entraîneurs minimisent parfois l'importance de ces parties, mais la vérité est que l'énergie n'est pas pareille durant la semaine quand on affronte Montréal. Il y a une fébrilité dans le vestiaire et nous aimons ça aller jouer là-bas», spécifie celui qui avait lancé une passe de touché sur le jeu truqué du Rouge et Or à la coupe Dunsmore de 2016 au CEPSUM.

L'étudiant en enseignement de l'éducation physique et à la santé a de la compagnie cette saison alors que son frère jumeau Vincent prend de plus en plus de place comme porteur de ballon. «C'est l'fun de le voir dans le caucus et de le voir effectuer des gros jeux. Je suis très content de le voir participer au succès de l'équipe, c'est spécial!»

Maxym Lavallée fait ses classes avec du jeu relevé sur les unités spéciales du Rouge et Or.
Photo Métro Média - Jean Carrier

Un joueur qui s'apprête à vivre son baptême de feu de cette grande rivalité est Maxym Lavallée. Le demi-défensif voit de plus en plus de terrain dans la tertiaire du Rouge et Or et son jeu sur les unités spéciales attire l'attention. «La raison pourquoi je suis venu à Laval est la présence de Mathieu Bertrand comme entraîneur des unités spéciales. Je voulais vraiment me faire coacher par lui et maintenant que ça arrive, je ne veux pas le décevoir. Pour ce qui est du match, il faut jouer notre match et jouer selon nos standards», termine l'ancien joueur collégial du CNDF.

Finalement, l'entraîneur Glen Constantin a spécifié pourquoi il avait retiré son maraudeur vétéran Kevin McGee dans les derniers instants du match face aux Stingers. «Ce n'est pas pour son plaqué, mais bien parce qu'il argumentait avec l'arbitre. Je ne veux pas voir ça dans notre programme. Je pense que son plaqué était légal, mais je n'ai pas de problème avec le mouchoir pour rudesse de 15 verges qui a été décerné sur le jeu, car le jeu était très serré. Cependant, je ne veux simplement pas voir de mouchoirs automatiques quand il plaque un joueur adverse simplement parce qu'il a déjà fait des plaqués illégaux par le passé», a terminé l'entraîneur-chef.

 

 

Jonathan Breton-Robert est à sa troisième année d'éligibilité contrairement à son frère jumeau Vincent qui en est à sa seconde pour Laval.

©Photo Métro Média - Jean Carrier